Mes échanges de mail avec Freddy BOSSY
Mes échanges avec Freddy
BOSSY ont été très intenses et instructifs, mais hélas sur un trop
court laps de temps. Freddy nous a malheureusement quitté trop tôt.
J'ai recueilli ici nos échanges de mails.
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De: Freddy Bossy
Date: Jeudi 5 Mars 2009, 21h40 Je viens de découvrir avec bonheur votre petit dictionnaire de gabay et j'aimerais échanger avec vous. J'ai l'habitude de travailler avec James Chauveau http://james.chauveau.free.fr/gabaye/index.html et avec Tony Martin http://www.monpatoislegabaye.blogspot.com/ , mais je n'avais pas de contact avec les Gabays du Sud ni de l'Est. J'ai moi-même mis en ligne une modeste "Anthologie gabaye et gavache", mais comme je n'avais rien pour votre région, alors que le Blayais est très bien représenté, je me suis contenté d'incorporer la Parabole de l'enfant prodigue dans sa traduction de Lussac en 1894. Soyez certain que vous ferez partie de la prochaine version... Vous savez, en linguistique, il n'y a pas de mots "ultra-locaux". Ainsi "lan" que vous citez, et qui désigne l'endroit où l'on pêche, la durée de la pêche, est connu non seulement en poitevin, mais aussi en gascon - pour ne pas chercher plus loin. De même "trô" qui vous fait hésiter est l'occitan "troç" : morceau. Ca se dit en saintongeais aussi bien qu'en gabay : "in trô de pain", "partagher en deux trôs", en deux morceaux. Le mot a commencé à devenir péjoratif avec "trô de reun" : vaurien.
Je suis toutefois un peu surpris que vous employiez fréquemment la particule interrogative "-ti" : "Vous aut'es vous êtes t'i assez lacassé....", par exemple. Ca me paraît du français familier, argotique ; ce n'est pas la langue locale... Nous pourrons reparler de ces questions une autre fois : c'est mon métier. Mais je le redis : vous donnez des mots peu connus, ou sous des formes que j'ignorais ("châper" par ex. ; moi je dis "saber" ("La moulue pas dessalée, o sabe la goule") : c'est le même verbe, mais avec une évolution phonétique différente). C'est
passionnant, tout ça... Freddy Bossy |
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From:
Jean-Paul DOUHAIT Sent: Sunday, March 08, 2009 3:28 PM Subject: Re : Dictionnaire gabay Donc je disais que j'ai passé ma jeunesse
à la campagne, j'entendais donc parler gabaye. J'ai donc mis à
contribution seulement ma mémoire.. Et à ma grande surprise,
je suis bien plus imbibé que je ne le pensais
!!!! |
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From: Jean-Paul DOUHAIT
To: Freddy Bossy Subject: Re: Dictionnaire gabay Bonjour,
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| De: Freddy Bossy Objet: Re: Dictionnaire gabay À: "Jean-Paul DOUHAIT » Date: Vendredi 13 Mars 2009, 9h28 Ou avez vous trouvé ça ? >>> Je n'ai pas grand mérite, c'est mon métier... |
| De: Freddy Bossy Objet: Re: Dictionnaire gabay À: "Jean-Paul DOUHAIT" Date: Vendredi 13 Mars 2009, 10h32 Lexicographe. J'ai
soutenu ma thèse de doctorat sur le parler maritime saintongeais,
et un mémoire de DEA sur le gabay et les gavacheries, sujet que
je travaille depuis 30 ans maintenant. Dans quelques mois paraîtra
le Dictionnaire gabay de l'abbé Belloumeau, curé de Laruscade,
écrit vers 1850. Mais j'en découvre tous les jours, grâce à des contributions comme la vôtre, et vous verrez que je vous cite abondamment. Vous serez gentil de répondre à ma question sur l'emploi du mot "gabay", c'est un point que je fignole en ce moment.. N'hésitez pas, de votre côté, à m'interroger ; d'ailleurs quelque jour je prendrai le temps de relever quelques petites imperfections de votre glossaire, mais seulement si vous m'assurez que ça ne vous perturbera pas. Les universitaires ont la mauvaise réputation de se prendre trop au sérieux et de vouloir imposer leurs vues : je vous assure bien que ce n'est pas mon cas. Je me suis toujours senti mieux à mon aise parmi les paysans mes semblables que parmi les savants... Pourquoi dites-vous que le gabay ne s'écrit pas ? |
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From:
Jean-Paul
DOUHAIT Sent: Friday, March 13, 2009 7:38 PM
Subject: Re: Dictionnaire
gabay Bonsoir, Moi retraité depuis juillet
dernier, antérieurement moniteur auto-école, programmeur
micro-informatique, un peu aventurier en Afrique et enfin
conducteur de bus !!! Et actuellement des projets en création de
sites sur internet. |
| De:
"Freddy Bossy"
À: "Jean-Paul DOUHAIT" 22 h 05 13 mars 09 Le Gabay est une langue du groupe du nord de la France (oïl), plus précisément du poitevin-saintongeais. Donc comme ses langues-soeurs et cousines, il vient du latin. Mais selon les tribus gauloises en place, le latin a évolué différemment. Au moyen âge, il n'y avait pas de différences sensibles entre l'embouchure de Gironde et la Loire, et même plus. Après, chaque région a géré son capital à sa sauce... Les bases de données étaient les mêmes, mais pas les logiciels d'exploitation, pour le dire comme ça. Le Nord de la Gironde (le triangle Blaye-Marmande-Ste-Foye) présente un aspect différent : il était au moyen âge de langue occitane. Encore au 13e siècle, la charte de commune de Blaye commence par ces mots : "Conoguda causa sia..." (en gabay, on aurait : conoyue chouse séye = que cette chose soit connue). Pour plusieurs motifs pas toujours évidents, le saintongeais est descendu jusque dans l'Entre-deux-Mers. On peut dégager trois raisons : le défrichement de la Double qui a fait appel à une main d'oeuvre venue du nord ; le drainage du marais de Blaye-St-Ciers : idem ; enfin dans les vallées (chez vous, donc), beaucoup plus riches et plus densément peuplées, il y a eu brassage de population en raison de la mise en valeur des terres plus productives et de la navigation fluviale, qui était bien plus considérable qu'aujourd'hui. Enfin vers le 17e ou 18e siècles, les Gascons sont redevenus majoritaires le long de la Dordogne (Libourne - St-André de Cubzac), séparant définitivement de vous le petit îlot de Monségur qui continue à parler gavache. Cela
dit, contrairement à la légende, les Anglais n'ont laissé aucun
mot : au contraire, ils en ont emporté des centaines !
Nos ancêtres n'avaient pas plus envie de garder des mots de cet
envahisseur que nos parents d'emprunter des mots allemands pendant
la guerre ! De même les mots arabes : ils se comptent sur
les doigts de la main, et de toute façon ils sont tellement
déformés qu'il faut les passer au microscope pour identifier
leur ADN. Par exemple guerlhe
(biais,
de travers) ou charcoi
(carcasse) :
je vous épargne leur étymologie, passablement compliquée. De l'époque occitane médiévale il vous reste la terminaison -è là où le saintongeais dit -iâ (in chapè, in coutè ; plus au nord, c'est in chapiâ, in coutiâ), mais je remarque vous avez emprunté au français veau, cassereau, etc. Quand vous dites bècot, beaucoup, c'est ce -è que l'on retrouve. Ou encore les participes passés en -gu- : vingu, conogu, ogu, degu... (venu, connu, eu, dû) : ils sont passés par conoyu, vin-yu, oyu, et il est probable que ce qui reste de nos jours est homéopathique. D'autres traits particuliers semblent à peu près disparus, comme dire "lou que" pour "celui qui" : "lou que vint" se dit plutôt "theu qui vint", de nos jours. Le gabay s'est récemment dénaturé au contact des patoisants charentais qui ont introduit des formes qui n'existaient pas avant, et bien sûr du fait de la scolarité, du service militaire, de la radio, etc. Le tracé de la route Angoulême-Bordeaux à travers les landes par Napoléon, puis le chemin de fer, ont aussi désenclavé votre région qui s'est d'un coup trouvée plus proche des cousins du nord. Naturellement
ce que je dis ici est très schématique, très simplifié :
chaque conjugaison, chaque tournure grammaticale, chaque mot
mérite une étude particulière. Allez plutôt fouiller dans le vieux français, dans le monumental dictionnaire de Godefroy par exemple (il est accessible en ligne : http://www.dicfro.org/index.php ; cliquez sur "ouvrir un dictionnaire" et sélectionnez "Gdf (Godefroy 1880)") : vous y trouverez des choses connues. De quelle commune êtes-vous originaire exactement ? |
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De: Freddy Bossy Qui est Pascal Sauvetre ? |
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From:
Jean-Paul
DOUHAIT
Sent: Saturday, March 14, 2009
9:56 AM Pascal Sauvêtre est un habitant de St Médard de
Guizières qui m'a laissé un mot sur un forum que j'ai créé
pour "pêcher" des DOUHAIT (mais pour l'instant il ne
pêche guère !!! il va falloir que j'utilise le téléphone). Il
m'avait laissé quelques mots et expressions et puis il n'a pas
continué. Dommage. |
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14 mars 2009 De:
"Freddy Bossy" Mail avec pièce jointe 1 fichier (26 ko)
Château du Douhet (canton Saintes-nord) : "Douhait"
est très certainement le gascon "dou hàit" : du frêne. Le Douhet est aussi un petit port de l'île d'Oleron. Mais
dans ces deux cas, c'est le mot saintongeais douet :
douve, lavoir, petit cours d'eau artificiel. http://books.google.fr/books?id=wxNIAAAAMAAJ&pg=PA317&dq=gargantua+douhait#PPA316,M1 A bientôt. F.B. |
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From:
Jean-Paul
DOUHAIT Sent: Sunday, March 15, 2009 12:24 PM
Subject: Re: Merci beaucoup, |
De:
"Freddy Bossy" 15 mars 2009 La meilleure édition de Rabelais est celle de Jourda aux Classiques Garnier ; c'est celle qu'on conseille en fac. Elle est épuisée, mais vous pouvez la trouver d'occasion à petit prix : http://www.alapage.com/-/FicheOccasion/Livres/9782040173944/LIV/oeuvres-completes-t1-francois-rabelais.htm?id=261391234871148&donnee_appel=GOOGL Il y a beaucoup de notes, mais enfin il faut quand même se donner le temps de dompter la langue. Le bonheur, ça se mérite... Cette édition est en 2 tomes ; le 2nd tome contient les deux derniers livres de Rabelais, où il est très désenchanté. C'est dans les 3 premiers (Gargantua, Pantagruel, Tiers Livre), le tome I de cette édition donc, qu'éclate la verve de l'auteur. Certains éditeurs proposent des bilingues pour le collège et le lycée : je ne sais pas ce que ça vaut : http://www.priceminister.com/offer/buy/396350/Rabelais-Francois-Pantagruel-Livre.html Vu le prix, vous ne risquez rien... |
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From:
Jean-Paul
DOUHAIT Sent: Sunday, March 15, 2009 12:24 PM
Subject: Re: Merci beaucoup, |
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Dimanche 15 mars 2009 13:32 De:
"Freddy Bossy" Comme je vous comprends... Ma santé ne me permet pas les longs voyages, mais le sud de l'Afrique du nord vient à moi : mes meilleurs amis sont des berbères chleuh du sud de l'Atlas, et j'ai été marié avec la fille du bachaga du Djebel Amour...
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| De:
"Freddy Bossy"
À: "Jean-Paul
DOUHAIT" En
fait, si votre patronyme dérive bien de hàit
= frêne,
ce que je crois, vous portez le même nom que Lafayette.. |
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From: Jean-Paul DOUHAIT To: Freddy Bossy Sent: Sunday, March 15, 2009 7:36 PM
Subject: Re : Votre nom Allons bon, j'aurais (peut-être) Lafayette comme
ancêtre ? Pourquoi ? Par quel tour de passe passe ? |
LafayetteLundi 16 mars 2009 10h50 De: "Freddy Bossy" Je n'ai pas dit ça : j'ai dit que vos deux noms auraient la même étymologie, ce qui n'est pas du tout la même chose. D'ailleurs La Fayette était le nom de leur fief, pas leur patronyme : leur nom de famille est Motier, et ils sont seulement seigneur (marquis) de Lafayette. Maintenant, vous allez me dire : quel rapport entre Lafayette et Douhait ? Je vais essayer d'être simple, et vous allez avoir un cours de phonétique historique. Le hêtre se disait fagus en latin. Ce mot est devenu, logiquement, fou ou fau au moyen âge, à l'ouest de la France (cf en Vendée le fameux château du Puy du Fou, qui signifie : la colline du hêtre). Seulement les dialectes français ont horreur des mots d'une seule syllabe, entre autres parce qu'ils entraînent l'homonymie : on aurait eu ainsi plusieurs sens à fou, et plusieurs à fau, ce qui est gênant. A partir de là, les dialectes ont opté soit pour le mot celtique (d'où l'actuel français hêtre), soit pour un mot dérivé du latin avec un suffixe : le saintongeais actuel fayan (ou le français faine pour nommer le fruit). (C'est exactement le même phénomène avec orme, trop court, qui ne se dit pas ou peu, et ormeau, qui doit être oumè chez vous.) Les parlers du sud-ouest ont choisi une autre possibilité : le suffixe -et. On ne raisonne donc plus sur fagus mais sur fagetus. Logiquement, chez nous, le -g- entre deux voyelles passe à -y- : on a donc faïet. (Dans les Landes, on trouve des localités qui se nomment Haget.) La Fayette, c'est une plantation de fayet (comme l'olivette est une plantation d'oliviers). Se superpose à ça, en Aquitaine comme en Espagne, le fait que F au début du mot était prononcé H : voici dès lors la forme haïét. Et comme les triphtongues (-aïé-) se sont réduites en gascon, on aboutit à -àï-, et donc à hàït. Mis à la sauce gabaye, hàït est devenu [è]. Votre nom a très certainement été prononcé [dou-(h)è] en deux syllabes pendant un certain temps, puis il est passé à /douè/ ou /doué/ et s'est alors confondu avec le mot saintongeais désignant la douve, le lavoir, le petit canal. La première partie de Douhait, "dou", vous la connaissez bien : c'est l'article gabay et gascon dou (plus au nord on dit dau). Vers le 15e siècle, quand on a commencé à donner des noms de famille (car c'est récent ; au moyen âge on disait, comme les arabes, "Un Tel fils de Un Tel", et quand il y a vraiment trop de "Jean de Jean" - ou de "Mohamed ben Mohamed" - on ajoute "le Blond", "le Petit", "le Boulanger", ou "celui qui habite une maison neuve", "celui qui habite près d'un hêtre" ou "qui a un gros hêtre dans son champ"...). Voilà. Ce n'est pas de la magie... Il serait intéressant de savoir à quelle époque vos ancêtres sont venus de Gascogne pour se fixer en Pays Gabay. Vous savez, les paysans bougeaient sans arrêt : ils allaient rarement très loin, mais au fur et à mesure des mariages, des partages, des contrats de métayage, ils se déplaçaient beaucoup. C'est seulement au 19e siècle que le monde rural s'est fixé, avant de disparaître sous nos yeux... |
| Lundi 16 mars 2009
11h15
De: "Freddy Bossy" À: "Jean-Paul
DOUHAIT" Je vous repose les mêmes questions que dimanche dernier (je suis têtu) : - le mot "gabay" était-il régulièrement employé (par vos parents, grands-parents...), ou vous semble-t-il récent ? est-ce que ce sont les Gabays eux-mêmes qui s'appelaient ainsi, où les Gascons de l'autre côté qui vous chafraient ? - disait-on "je parle gabay" et "je suis Gabay", ou seulement l'un ou l'autre des deux ? (J'ai l'impression que ça a changé récemment.) - deux fois vous écrivez "la Gabaye", au féminin, pour désigner la langue. Se disait-ou vraiment coume thieu, ou est-ou voute dét qu'a ripé su le clavier ? - vous écrivez tieu, tiélés, tiét, etc. ; mais je remarque aussi queute, queusine (cuite, cuisine) avec qu- et non thi-. Est-ce que, dans certains endroits, on disait aussi queu, quélés... (p.ex. : "quélés droles avant gavagné queu nousiller iqui"; ou bien : "quéte particuyère a des queusses de jau" (cette femme a des cuisses [maigres comme celles d'un] coq) ? Merci de prendre 5 minutes pour me renseigner... Bonne journée. F.B. |
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To: Freddy Bossy Sent: Monday, March 16, 2009 12:15 PM Subject:
Re : Non non !!! C'est avec joie que je vous apporte ce que je connais. C'est pas grand chose mais les petits ruisseaux ..... etc. Je vous repose les mêmes questions que dimanche dernier (je suis têtu) : - le mot "gabay" était-il régulièrement employé (par vos parents, grands-parents...), ou vous semble-t-il récent ? est-ce que ce sont les Gabays eux-mêmes qui s'appelaient ainsi, où les Gascons de l'autre côté qui vous chafraient ? - disait-on "je parle gabay" et "je suis Gabay", ou seulement l'un ou l'autre des deux ? (J'ai l'impression que ça a changé récemment.) - deux fois vous écrivez "la Gabaye", au féminin, pour désigner la langue. Se disait-ou vraiment coume thieu, ou est-ou voute dét qu'a ripé su le clavier ? - vous écrivez tieu, tiélés, tiét, etc. ; mais je remarque aussi queute, queusine (cuite, cuisine) avec qu- et non thi-. Est-ce que, dans certains endroits, on disait aussi queu, quélés... (p.ex. : "quélés droles avant gavagné queu nousiller iqui"; ou bien : "quéte particuyère a des queusses de jau" (cette femme a des cuisses [maigres comme celles d'un] coq) ? Merci de prendre 5 minutes pour me renseigner... Bonne journée. F.B.
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Lundi 16 mars 2009 13h13 De: "Freddy Bossy" À: "Jean-Paul
DOUHAIT" Merci. Tout à fait d'accord avec vous pour dire que le gabay n'est pas figé et qu'il ne faut surtout pas le figer. D'ailleurs il y a des différences entre Blaye et Lussac, entre Guîtres et St-Aulaye. Mais enfin il faut aussi être conscient que c'est la langue dans laquelle les anciens disaient leur souffrance, leur amour, leurs désirs, parlaient au curé (et se confessaient) ou au notaire, priaient, racontaient leurs rêves... La mode d'écrire gabay avec un -e date des années 1980. Jusqu'alors, tous les dictionnaires (y compris Littré) et toutes les études écrivaient gabay ou gabaï. Généralement, on dit plutôt "gavache" ou "gabache" du côté du Médoc ou de l'Entre-deux-Mers. C'est un mot qu'on trouve utilisé déjà vers 1400. Ça signifie exactement : l'étranger arrivé récemment et qui ne parle pas comme la majorité en place. Merci d'essayer de connaître le sentiment des plus vieux sur ce mot "gabay", s'ils l'employaient entre eux, s'ils le ressentaient comme une insulte ou un chafre... Racontez-me dont tiéte histoére de "bouillée d'érondes bourrues", tè ! vous n-en disez pas grand chouse su voute site... rin qu'une paure méchante petite phrase de reun, boune gens ! Beun à vous F.B.
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| Lundi 16 mars 2009
17h15
De: "Jean-Paul DOUHAIT" À: "Freddy Bossy" Racontez-me dont tiéte histoére de "bouillée d'érondes bourrues", tè ! vous n-en disez pas grand chouse su voute site... rin qu'une paure méchante petite phrase de reun, boune gens ! Tièt (ou tielle, allez donc z'ou savouér comment étou qu'ol'é qu'on z'ou dit ou qu'on z'ou écrit...) olé qua't foué reun: nout maitr' de l'école de Troquerai (Troquereau entre coutras et Montpon sur l'Isle), Roland FARGES, un instit super, il parlait avec un de mes copains pendant la classe et le copain racontait qu'il était tombé les fesses dans une touffe de ronces, et ce jour là, le père Farges qui était d'humeur à parler Gabaye (c'était en pricncipe interdit) lui dit en riant: "O'l'était une bouillée d'éronde ?". Et mon copain Bernard (qui figure sur la photo sur mon site), content d'en rajouter lui répond: "Oui, o'létait un'bouillée d'éronde bourrue, mais j'l'avant copée avec le dail" !!! Monsieur Farges était plus un père de famille qu'un instituteur. Souvenirs émus...... O'lé tout et vou z'aut remarquerez qu'j'ai ben d'ou mal à écrire gabay !!! Pasque j'l'ai juste entendu d'une oreille distraite. A bientôt. |
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Lundi 16 mars 2009 22h37 De: "Freddy Bossy" Exemple de gabay écrit au moyen âge (la traduction suit) :
Chronique de Blaye : 1° En l’an M.IIIIC.L.ung, feust reduict le pays de Bourdelloys et le duché de Guienne, que tenoyt le feu roy d’Angleterre, et à la fin proprement dudict an le noble roy Loys [Charles] de Valloys reprint ledict pays de Bourdelloys à sa main, et despuys ne feust ledict pays de Bourdelloys angloys ; 6° En l’an mil IIIIC.IIIIXX. feust grandes gellées et petit de vin ; 7° L’an mil IIIIC.IIIIXX.I., la Toutessainctz et vandanges tout ung, et valloyt boysseau de froment à Bourdeaux dix-huict et dix-neuf ardis ; 8° L’an mil IIIIC.IIIIXX.II. et IIIIC.IIIIXX.III., entour my année, valut le boysseau de froment à Bourdeaulx quatre francs de Roy, et l’an IIIIXX.IIII. autant ; 10° En l’an mil IIIIC.IIIIXX.IIII., celle demi année amoindra son ire et retourna le bled à quinze solz tournois ; 12° En l’an mil IIIIC.IIIIXX.VI. et le premier jour de Caresme, M. le grand mareschal de France et M. de Beaujeu, qui gouvernoyt le noble roy Charles, mirent le siege devant Blaye que tenoyt le cappitaine Odet d’Aydie, et le convinct se rendre le sabmedy amprès ensuivant, pour ce que l’artillerie avoyt abbattu les murailhes de laditte ville ; et celluy jour le Roy entrast à Bourg et demeura jusques au mercredy ; et celluy jour s’en alla à Bourdeaulx ; et le bled valloyt quinze sols et le vin huict deniers le carteron ; 15° En l’an mil VC.I. et II. courut si grand persecution de la peste par tout le pays de Poytou et de Xainctonge, et aussi de Bourdelloys, que bien mourut les deux partz du monde, que les gens ne sçavoyent où fuoyr ne où se mettre ; 17° L’an mil VC. et V., après la feste de la nativité Nostre-Seigneur, feust si grandes gellées et si grand froyt de neiges et de gellées qu’il n’y avoyt nulz navires, angilhes ne gabarres qui pussent aller ne venir par mer, de grande abondance des glatz qui estoyent en la mer, que tout entour des terres n’estoyt que grand frox [?] de glatz, que cent ou six vingtz ans a que n’y eust si grandz glatz ne si fortes gellées ; mais la neige garda les bledz de mourir en terre. [Traduction : 1° En 1451, le pays de Bordeaux et le duché de Guyenne, que tenait le roi d’Angleterre, furent reconquis, et à la fin de cette année le roi Charles de Valois reprit en son pouvoir le pays bordelais, et il ne fut plus jamais anglais par la suite ; 6° En l’an 1480, il y eut de grandes gelées et peu de vin ; 7° En 1481, Toussaint et vendanges ensemble, et le boisseau de blé valait 18 à 19 liards à Bordeaux ; 8° En 1482 et 1483, vers le milieu de l’année, le boisseau de blé valut quatre " francs de Roi " à Bordeaux, et autant en 1484 ; 10° En 1484, " l’année diminua sa colère " et le blé retourna à 15 sous tournois ; 12° En 1486, le premier jour de Carême, le grand Maréchal de France et M. de Beaujeu, gouverneur du roi Charles [VIII], mirent le siège devant Blaye, tenu par le capitaine Odet d’Aydie ; et ils le contraignirent à se rendre le samedi suivant, l’artillerie ayant abattu les murailles de la ville ; ce jour-là, le Roi entra à Bourg où il demeura jusqu’au mercredi suivant, jour où il partit à Bordeaux. Le blé valait 15 sous et le vin 8 deniers le quarteron ; 15° En 1501 et 1502, il y eut un tel fléau de peste par tout le Poitou, la Saintonge et le Bordelais, que les " deux parts " de la population mourut, et que les gens ne savaient plus où fuir ni où s’abriter ; 17° En 1505, après Noël, il y eut de si grandes gelées et un si grand froid qu’aucun navire, " anguille " ou gabarre ne pouvait aller ou venir, à cause de la grande quantité de glaçons qui étaient en mer, et parce que les terres étaient prises dans les glaces ; il y avait cent ou cent vingt ans qu’on n’avait eu autant de glace et de gel ; mais la neige empêcha les blés de mourir en terre. Transcrit par Léo Drouyn et publié au tome 12 des Archives historiques de la Gironde.
NDLA : C'est incroyable, ce souvenir de vin gelé est resté ancré dans la mémoire populaire et les traditions verbales jusqu'à mes parents (Gabriel DOUHAIT et Georgette née Jeanne Bergère), à qui je me rappelle avoir entendu raconter qu'une année il avait fait tellement froid qu'on avait été obligé de couper le vin à la hache (JP DOUHAIT 2011) |
| Mardi 17 mars 2009
8h54
De: "Jean-Paul DOUHAIT" À: "Freddy Bossy" Génial ! trouvez-nen dont quoques autes histoéres de même... Justement, à une époque, je pensais faire un recueil d'histoires de ce genre. Mais en fin de compte, je n'en connais pas beaucoup. J'envoie ce jour mon dico au père d'un ami à Porchères qui m'a promis de rajouter ce qu'il sait, et je me rappelle qu'il connait qq histoires du genre de celle ci-dessous qu'on croirait sortie des lettres de mon moulin. Je lui demande de se rappeler ce qu'il pourra. Voici l'histoire. C'est le père Belot, peintre à St Médard de Guizières ( St Mèr) qui la raconte. Le père Belot était grand chasseur de palombes. "Un matin, j'étais en train de prendre mon casse croûte sur les sept heures, j'entends un bruit pas possible dehors, ça piaillait de tous les côtés. je sors, je lève la tête... oh mon pauvre, des palombes.... le ciel en était noir.... Je suis rentré en vitesse, le temps de mettre deux cartouches dans le fusil, j'ai même pas eu le temps de sortir, j'ai tiré mes deux cartouches par la cheminée... Eh ben, mon pauv' des palombes, il en tombait partout, à Pinormand (Puynormand) au Petit Palais, au Pizou, à Porchères, à St Sauveur, à Cornemps, à Tripoteau.... Juste deux remarques : d'abord je ne sais pas quelle différence il y a entre les "érondes bourrues" et les "érondes ordinaires" ; m'en doute que si jhe m'avais foutu le thiu dedans, je zou saurais be moé-tou ! ... ensuite votre copain n'a probablement pas dit " j'l'avant copée " mais " j'l'ai " ou "j' les ai copées". "Avant" est la 3e personne du pluriel (il avant, al avant : ils, elles ont). Mais rassurez-vous : beaucoup de personnes font cette faute ; le vocabulaire reste plus longtemps en mémoire que la grammaire. Autre détail : quand vous écrivez " vou z'aut remarquerez " vous confondez le pluriel de politesse et le vrai pluriel. Si vous vous adressez à un groupe de quelques personnes, vous dites " vous-aut " ; mais si vous vous adressez à une seule personne que vous "vousséyez", vous dites "vous" tout court. Vous savez que ce point de grammaire n'existe qu'en gabay ? ah ben non !!! voéyez dont beun qu'ol est in parlange qu'a pas de démain, et qu'o serait grand demage que se peurdisse. Jh'allons faire c'qu'j'pouvons, si o'lé pt'êt pas bêcop, o's'ra ça d'fait !!! Vous avez sûrement raison mon brave !!! Mais les pésans y saviant point celà !!! Y parliant coum celà, un peu coum ô vient !!! Alors i m'a teurjou' semblé qu'y pouviant aussi bien dire "j'l'avions copé" que "j'lai copé". Mais comme disait l'autre, "vous n'êtes pas obligé de me croire", d'autant que c'est des souvenirs qui commencent à sentir le renfermé et que je n'ai pas le bac gabay , je ne suis qu'un amateur !!! Justement, à une époque, je pensais faire un recueil d'histoires de ce genre. Mais en fin de compte, je n'en connais pas beaucoup. J'envoie ce jour mon dico au père d'un ami à Porchères qui m'a promis de rajouter ce qu'il sait, et je me rappelle qu'il connait qq histoires du genre de celle ci-dessous qu'on croirait sortie des lettres de mon moulin. Je lui demande de se rappeler ce qu'il pourra. Voici l'histoire. C'est le père Belot, peintre à St Médard de Guizières ( St Mèr) qui la raconte. Le père Belot était grand chasseur de palombes. "Un matin, j'étais en train de prendre mon casse croûte sur les sept heures, j'entends un bruit pas possible dehors, ça piaillait de tous les côtés. je sors, je lève la tête... oh mon pauvre, des palombes.... le ciel en était noir.... Je suis rentré en vitesse, le temps de mettre deux cartouches dans le fusil, j'ai même pas eu le temps de sortir, j'ai tiré mes deux cartouches par la cheminée... Eh ben, mon pauv' des palombes, il en tombait partout, à Pinormand (Puynormand) au Petit Palais, au Pizou, à Porchères, à St Sauveur, à Cornemps, à Tripoteau.... Portez-vous beun. F.B. |
| De: Freddy Bossy Objet: Re: À: "Jean-Paul DOUHAIT" Date: Lundi 16 Mars 2009, 13h13 Merci. Tout à fait d'accord avec vous pour dire que le gabay n'est pas figé et qu'il ne faut surtout pas le figer. D'ailleurs il y a des différences entre Blaye et Lussac, entre Guîtres et St-Aulaye. Mais enfin il faut aussi être conscient que c'est la langue dans laquelle les anciens disaient leur souffrance, leur amour, leurs désirs, parlaient au curé (et se confessaient) ou au notaire, priaient, racontaient leurs rêves... La mode d'écrire gabay avec un -e date des années 1980. Jusqu'alors, tous les dictionnaires (y compris Littré) et toutes les études écrivaient gabay ou gabaï. Généralement, on dit plutôt "gavache" ou "gabache" du côté du Médoc ou de l'Entre-deux-Mers. C'est un mot qu'on trouve utilisé déjà vers 1400. Ça signifie exactement : l'étranger arrivé récemment et qui ne parle pas comme la majorité en place. Merci d'essayer de connaître le sentiment des plus vieux sur ce mot "gabay", s'ils l'employaient entre eux, s'ils le ressentaient comme une insulte ou un chafre... Racontez-me dont tiéte histoére de "bouillée d'érondes bourrues", tè ! vous n-en disez pas grand chouse su voute site... rin qu'une paure méchante petite phrase de reun, boune gens ! Beun à vous F.B. |
| Mardi 17 mars 2009
9h11
De: "Jean-Paul DOUHAIT" À: freddy.bossy Au fait, j'ai oublié : qu'èt qu'o'l'est des
érondes bourrues ???? Eh bien moi même j'ai cherché pas
mal de temps, et même tout ma vie !!!! Je pense que ce
doit être ces bouillées d'églantines sauvages qui
poussent des pompons. C'est différent des ronces, mais ça
pique tout de même assez méchamment !!! |
| Mardi 17 mars 2009
10h01
De:
"Freddy Bossy" Bé voui, mais o faut zou conter en gabay, tiét affaire... Serait-ou que peur faire apparaît' le vieux mot gabay "paloume" : d'hasard que le père Belot disait pas "une palombe"... Vous acotez pas en chemin, seguez voute tail. |
| Mardi 17 mars 2009
10h11
De: "Jean-Paul
DOUHAIT" Vous savez, j'ai des choses en mémoire, mais
les traduire en gabaye, pour moi c'est un accouchement sans
péridurale !!!! |
| Mardi 17 mars 2009
10h51
De: "Jean-Paul DOUHAIT" À: "Freddy Bossy" J'ai besoin de votre aide pour créer le site
forums. |
| Mardi 17 mars 2009
11h29
De: "Freddy Bossy" À: "Jean-Paul
DOUHAIT" Vous me flattez... Cependant je ne suis pas le seul, et je n'ai aucune compétence informatique : je vais en parler avec James Chauveau, Gabay de Maransin, retraité de chez IBM, qui a déjà un site ( http://james.chauveau.free.fr/gabaye/index.html ), ainsi qu'à un des mes anciens élèves de la fac, Eric Nowak, qui est maître d'école à St-Ciers et qui est aussi éditeur. Dans tous les cas, que ce soit avec moi ou avec qq1 d'autre, l'idée doit suivre son chemin. Je vous tiens au courant. Parmi les choses que vous pouvez faire aisément sur votre site actuel, il y a la liste des localités avec leur nom gabay : St-Médard = St-Mér, Troquereau = Troquerè ou Troq'rè, etc. Et, en suivant, les noms de famille, les prénoms... C'est important, parce que ça disparaît à toute vitesse. Qui se souvient que le nom Grenouilleau se disait Gueurnouyè ? que Marie était appelée Mariote ? ...
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| Mardi 17 mars
2009 11h40
De: "Jean-Paul
DOUHAIT" Concernant la mise en ligne d'un
site-forums, il ne s'agit, dans mon idée, que d'un outil
permettant la conversation et l'échange avec un plus grand
nombre de personnes. Ne vous inquiétez pas, c'est hyper simple
à créer (quelques heures suffisent) et à manipuler.
L'outil existe déjà en ligne, il est gratuit. C'est comme ça
que j'ai créé mon site familial. |
| Vendredi 20 mars
2009 11h18
De: "Freddy Bossy" James Chauveau semble partant pour gérer le forum avec vous, conjointement avec les webmestres d'autres sites Gabays ; il vous en parlera directement. Je ne peux pas me permettre de m'investir dans ce projet : je suis incompétent en informatique, et surtout je dois terminer l'édition du dictionnaire et n'ai pas de temps en rab'. Vous avez mouillé votre chemise pour une 10aine de pages, imaginez ce que c'est pour moi qui arrive à 400 ou 500... Bonne continuation. F.
B. |
| Vendredi 20 mars
2009 11h22
De: "Freddy Bossy" J'oublie toujours quelque chose ! James Chauveau : http://james.chauveau.free.fr/gabaye/index.html Je vous avais aussi conseillé ce blog : http://www.monpatoislegabaye.blogspot.com/ Il
est possible que le blogueur soit également intéressé (il a 14
ans et parle encore couramment gabay). Je vais lui en parler. |
De: Freddy Bossy Tony Martin a déjà créé un forum gabay http://gabaye.free-bb.com:80/index.php?sid=49696 l'an passé. Nombre de messages : 2 ; rien depuis le 13 janvier ! Sur mon Anthologie gabaye en ligne, je n'ai eu qu'une seule intervention en un an. Ça ne rend pas optimiste... |
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De: "Jean-Paul
DOUHAIT" Oui.... effectivement !!! Je suis allé faire
un petit tout chez Tony Martin, il n'y a personne.... On peut
donc en conclure que le gabay n'est plus pratiqué que par les
anciens en fin d'existence.... c'est pas encourageant pour nous
!!!
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| Samedi 21 mars
2009 10h48
De: "Freddy Bossy" Tony pense plutôt que les gens sont attirés par les histoires soi-disant drôles en patois, pas par la langue gabaye elle-même. Et c'est pourtant bien une vraie langue, avec ses textes anciens, sa grammaire, et tout ce qui va avec. |
| Dimanche 22 mars
2009 10h06
De: "Jean-Paul
DOUHAIT" Bonjour,
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| Dimanche 22 mars
2009 10h45
De: "Freddy Bossy" Effectivement, je connais. Mais ce n'est pas du vrai gabay... Merci quand même. |
| De:
"Jean-Paul DOUHAIT"
À: "Freddy Bossy" Bonjour Freddy, |
| Mardi 23 mars 2010
17h31
De: "Freddy Bossy" Mon frère Freddy est décédé le 17 Mars. Il avait disparu le 30 décembre. Accident. Francis Bossy
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| Mardi 23 mars
2010 19h30
De: "Jean-Paul
DOUHAIT » Bonjour, |
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Retrouvons Freddy http://www.histoirepassion.eu/spip.php?breve51 http://cuncheull.free.fr/gavachantho.htm http://cuncheull.free.fr/fbossy.htm |