Date de dernière mise à jour : 09 juin 2010.

© Cassidile-Cascus – Toute utilisation commerciale interdite. Toute publication soumise à l'accord écrit de l'auteur

Je ne suis ni psychiatre, ni psychologue, ni médecin. Je suis un futur ex-mari et père ordinaire qui souffre des violences morales infligées par celle que j'ai épousée. Ces violences morales font aussi souffrir mes enfants. Je ne peux rester spectateur inactif.

Depuis le moment ou j'ai commencé à émerger du brouillard de la manipulation ou je m'étais laissé piéger, je me suis efforcé de rassembler mes connaissances pour aider les personnes qui en savent moins que moi et qui n'ont pas la compréhension de ce qui leur arrive. Il s'agit en effet d'un sujet d'une grande complexité. Or, on ne peut se dégager de ce piège que si on en comprend le mécanisme.

Il est probable qu'un psychologue ou un psychiatre trouveraient à redire ici ou là. J'accepte volontiers et accueille avec joie toute remarque ou critique constructive à l'adresse mail : cassidile-cascus  arobase   yahoo.fr .

J'ai inclus dans le texte quelques témoignages, j'aimerais en avoir d'autres.

Ce document est en permanence en cours de travail pour le compléter. N'oubliez pas de revenir le lire de temps en temps.
Merci.

Note: depuis la première rédaction de ce manuscrit, j'ai continué à travailler et à progresser. J'ai appris des choses fort importantes que je pense être en mesure de mettre en ligne au dernier trimestre 2010. N'oubliez pas de venir faire un tour de temps en temps....

Un petit site forum pour échanger - cliquer   ICI                      Un endroit pour élargir la question : ICI 

"Il y a trois sortes d'ingrats : ceux qui oublient le bienfait, ceux qui le font payer, et ceux qui s'en vengent.". (Ramon y Cajal).



LA PERVERSION NARCISSIQUE


J'ai décidé de faire ce texte, face aux agressions multiples et incompréhensibles de mon épouse. J'ai cherché à comprendre dans quels méandres psychologiques ces agressions prennent leurs racines, quels sont les raisons profondes des multiples harcèlements, des méchancetés, des mensonges et diverses violences physiques et morales qu'elle me fait subir depuis des années, pourquoi et comment nos filles peuvent se trouver engluées dans un processus ignoble et destructeur.

Il m'a fallu 6 longues années de réflexion, d'observation, la fréquentation de nombreux sites et forums dédiés et la lecture de pas mal d'ouvrages de psychologie pour décoder la démarche étonnante et complexe des manipulateurs, comprendre le pourquoi et le comment de leurs actes sans logique ni justification apparentes qui détruisent tôt ou tard quiconque se trouve sur leur chemin.

Au bout du compte, si j'ai souffert, j'ai beaucoup gagné sur le plan humain, et j'ai obtenu une victoire certaine: je sais maintenant me défendre contre ces agressions terribles et j'ai pu me protéger de la contamination des éléments qu'elle a tenté de m'innoculer. Je veux parler de l'agressivité, de la haine, de la jalousie, de la violence physique, morale et verbale, du désir de vengeance. Je suis définitivement protégé, vacciné contre ces terribles atteintes et ma démarche m'a permis d'améliorer grandement ma vie intellectuelle, sociale et personnelle. J'ai acquis une nouvelle liberté.

Un jour où je discutais avec une psychologue qui aidait ma fille ainée, je lui ai dit que j'étais en train de me rendre compte que sa mère dérivait - et pourtant, j'étais bien loin à cette époque d'avoir tout compris- , qu'elle souffrait et que j'aimerais bien l'aider à sortir de cette souffrance.

La psychologue m'a répondu sèchement et catégoriquement:

- Mais ça n'est pas votre rôle, vous n'avez pas à vous mêler de ça.

Sur le coup j'ai été un peu choqué. Je n'ai rien répondu mais j'ai gardé intacte mon idée. Et pourtant, ma démarche, mes réflexions, mes recherches, m'ont amené à constater que la psychologue avait amplement raison et que cette simple réflexion m'avait certainement sauvé du naufrage.

Il n'y a pas si longtemps, je discutais avec la pédo-psychiatre qui s'est elle aussi occupée de mes filles. Nous avons abordé le même sujet. J'ai reparlé de ce que m'avait dit la psychologue. Je lui ai raconté que je pensais avoir compris ce qui se passait et que j'avais pu réaliser que l'on ne peut pas sauver une personne qui refuse de l'être. J'avais heureusement compris qu'une telle démarche m'aurait conduit à ma propre perte morale, psychologique, à la destruction physique de moi même et même peut-être à la mort. La pédo-psychiatre a amplement confirmé mes dires.

Je crois aujourd'hui que la psychologue avait dû juger que je n'étais pas encore prêt à mener ma recherche jusqu'à son terme, ne maîtrisant pas à ce moment là, les principaux éléments. Elle avait -certainement volontairement- omis de me mettre en garde contre les résultats catastrophiques qu'une telle tentative de "sauvetage" engendreraient. Elle avait malgré tout semé la graine de la prudence et de la réflexion qui m'a été si utile pour me préserver. Bien sûr, les quelques fois ou la psychologue avait reçu la mère de nos filles, il est probable qu'elle avait dû très rapidement détecter le mal, malgré les capacités de celle-ci à la dissimulation.

C'est le problème des gens ordinaires face aux pervers narcissiques: ils aiment sincèrement, sont généreux sans même le savoir, sont prêt à tout donner par amour. Ignorants de la réalité cachée, ils ne peuvent pas se douter du danger caché sous leurs pieds. Ils veulent à tout prix changer le cours inexorable des choses. Le prix à payer, outre qu'il est exorbitant et les efforts démesurés, n'est que pure perte. Rien ne changera, tout empirera.

Face à un(e) pervers(e), lorsqu'on réalise l'ampleur du mal, la moins mauvaise solution est la fuite si tant est qu'elle soit possible. Ce n'est pas de la couardise ni de la lâcheté, c'est au contraire un grand courage et une terrible décision. Car il faut se faire mal pour abandonner celle ou celui qu'on aime. Du moins qu'on a aimé tant qu'on n'avait pas d'idée précise sur ce qui se passait. Lorsqu'on a compris la personnalité et la démarche de celle ou celui a qui on a à faire, on est confronté à un terrible effondrement. D'amour véritable, il n'y a eu qu'unilatéralement. Sur le trottoir d'en face, il n'y a jamais eu d'amour. Il ne reste plus que des souvenirs faux, une enveloppe vide et une déception insondable. Il faut alors se protéger. La seule protection efficace est le refus du combat et l'éloignement.

On découvre brusquement qu'on a navigué sur une illusion entretenue par un partenaire trompeur guère plus consistant qu'un hologramme. C'est le vertige, le sol se dérobe sous les pieds, on tombe dans le vide.

J'espère que cette très courte analyse apportera au lecteur la compréhension du mécanisme de ce phénomène et aidera ceux qui liront ces lignes. Il existe maintenant pas mal d'ouvrages abordant ce problème en profondeur. Mon but est de faire une exégèse la moins longue possible et à la portée de tous.

Qui sont les manipulateurs, aussi nommés Pervers Narcissiques ?

Il ne faut pas se voiler les yeux. Les hommes bernés disent que ce sont le plus souvent des femmes. Les femmes se plaignent des hommes. Quel est la proportion de chacun dans les couples ?

Les statistiques canadiennes disent que les violences concernent 0.5% des individus, ce qui est beaucoup moins que les chiffres colportés aveuglément et à loisir. Ces statistiques disent aussi que les hommes et les femmes coupables de violence sont en nombre égal.

Ce n'est pas ce que disent les mouvements féministes qui arrangent les choses à leur façon. Les experts canadiens disent aussi que ce sont les mouvements féministes qui par leur comportement et leur publicité partisane exacerbée déforment la réalité en semant une fausse vérité selon laquelle ce seraient les hommes qui seraient les auteurs de violences, alors qu'il y a égalité. J'ai acheté récemment Le Point qui avait un encart consacré à l'inceste et on remarque aussi que les femmes sont à égalité avec les hommes.

On peut donc constater que les mouvements sexistes, les mouvements féministes surtout, sont constitués de personnes ayant des problèmes psychologiques et manipulent à leur bénéfice notre perception de la société. J'ai personnellement été gravement victime de l'association "Espace Femmes-Geneviève D" qui a fait contre moi, sans me connaître ni avoir connaissance de notre famille, un signalement sur des faits inexacts et non constatés, assorti de graves mensonges démentis par le maire de ma commune dans un courrier qui m'a été adressé. Les associations sexistes féministes sont des mouvements verbalement et socialement très violents qui perturbent la perception de la réalité des choses. Nous verrons dans ce manuscrit pourquoi et comment. Il est impossible de nier que les mouvements féministes soient manipulateurs puisqu'ils réussissent à manipuler la perception de la presse et du public sur la question. Ils sont une véritable violence sociale et responsables de beaucoup de problèmes familiaux.

Globalement, le sexisme masculin s'exprime de façon différente par la violence physique et plutôt de façon indépendante. Le sexisme masculin est certainement moins violent moralement. Il n'en n'est pas moins condamnable. Cependant, il ne perturbe pas la perception de l'égalité hommes-femmes vis à vis du public comme le fait le sexisme féministe. Il est moins violent socialement car il ne s'organise pas en groupes de pression ou en lobbies acharnés et revanchards. C'est pourquoi les statistiques à trois sous des mouvements féministes ne représentent pas la réalité.

Le sexisme quel qu'il soit est une plaie qui pourrit notre société en aggravant les conflits. Nos enfants en subissent les terribles conséquences. Les manipulateurs et manipulatrices exploitent à loisir ces mouvements déviants.




PREFACE


Tous les enfants naissent vierges de tous défauts et de toute imprégnation mauvaise, exempts de douleurs, sauf accident ou anomalie génétique. Ils aspirent à des choses essentielles: être nourris suffisamment, être maintenus en état de propreté, dormir tranquilles, être dorlotés c'est à dire recevoir de l'amour de leurs parents, se sentir protégé, grandir dans un confort matériel ordinaire, ne pas subir de situations stressantes.

Leur personnalité se forme ensuite dans un sens ou dans un autre par le vécu qu'ils ressentent de ces conditions indispensables satisfaites ou des manques, de par les actes éducatifs ou anti-éducatifs de la famille et de son entourage. La mère, le père, mais aussi frères et soeurs, grands parents, cousins, ont un rôle essentiel. On considère qu'à l'âge de 6 ans, le principal est fait, tant dans le bon sens que dans le mauvais.

Cependant, les actes bons ou mauvais qu'il subit après cet age peuvent encore modifier dans le bon ou le mauvais sens son héritage pour la vie. Pour certains enfants l'héritage légué à l'adulte qu'il sera, s'avère terrible à porter et l'enfant se transformera souvent lui même en vecteur de transmission des misères et violences qu'il a injustement subies. C'est ainsi que la violence se transmet de génération en génération.

Le devenir de l'adulte dépend d'une foule de paramètres et il n'est pas dans mes capacités d'en parler, d'autant que j'ai choisi, dans ma position de mari et de père de ne parler que de la perversion narcissique et la suite de déviances et de souffrances qu'elle induit dans les familles. Mais il n'y a pas de réactions type. Chacun développe une réaction personnalisée à ce qu'il a souffert et/ou souffre encore.

Une personne narcissique est une personne qui a subi et souffert dans son enfance et sa jeunesse des actes et paroles la mettant en état de manque et tendant à la vider de sa personnalité propre qui lui aurait permis d'avoir l'estime d'elle même et de se positionner positivement par rapport à la société. Des parents dévalorisants, méchants, violents, pervers, brouillent totalement le « remplissage » des cases vierges du cerveau qui sont destinées à constituer la charpente définitive de la personnalité de l'adulte.

Si ce processus est brouillé par des actes déviants, la personnalité de l'enfant, soumise au stress et à la douleur physique ou morale, deviendra peu à peu déviante. Arrivé à l'âge adulte, il sera soumis aux modèles déviants de son enfance, il ne lui est pas offert d'autre possibilité. Confronté dans sa vie à une situation inhabituelle, il devra inventer dans l'urgence. Il est bien évident qu'il a peu de chances de développer des réactions correctes puisqu'on n'a mis à sa disposition que des modèles insuffisants ou déviants.



Après cette courte explication des sources de nos misères,
il semble que la présentation du tableau pourra commencer par la paranoïa.
La paranoïa alimente souvent le narcissisme.
Au narcissisme s'ajoute souvent une composante aggravante, la perversion.
Il a deux autres caractéristiques monstrueuses : l'une est la mythomanie.
Et une autre chose peut venir compliquer: un désir immodéré de vengeance lorsque la victime échappe au pouvoir du bourreau pervers.

Nous verrons qu'en matière de vengeance, les pervers sont à la fois redoutables et en même temps déçus, car ils n'accèdent jamais à une vengeance qui les satisfait. Ce qui est logique, puisque le mal est en eux et non en l'autre.

Lorsqu'on parle ici de « pervers », il est question autant de la déclinaison féminine que masculine.

Qu'est-ce que la paranoïa ?

La paranoïa est un processus causé par une sensibilité à fleur de peau, totalement exacerbée. Par exemple, lors d'une conversation, la personne ressent comme critique personnelle des propos anodins qui ne la visent ni ne la concernent. Un simple regard anodin peut les rendre agressifs. Le, la ou les autres intervenants, selon le cas, soit ne comprennent pas ce qui se passe dans l'esprit du paranoïaque et le pourquoi de ses réactions violentes, soit restent dans l'ignorance de ce qu'ils ont déclenché.

Pourquoi cette réaction violente à des éléments qui ne concernent pas la personne ? Parce que ce qu'elle a subi dans sa vie passée à installé pour le restant de son existence des sensibilités exacerbées - et par conséquent une violence interne - dont une personne ordinaire ne peut pas avoir conscience.

C'est comme si, sans s'en apercevoir, on touchait une blessure physique à vif. Une personne ayant subi pendant toute sa jeunesse ou son enfance le regard méchant ou agressif et plein de reproches injustifiés de son père, deviendra hypersensible aux regards des autres et surtout au regard des hommes et ne supportera pas certains regards qui représentent pour elle une agression insupportable.

Ceci n'est qu'un exemple. Un nombre incalculable de situations génératrices de stress trop lourds à supporter peuvent laisser des impacts définitifs qui deviennent autant de blessures éternellement à vif, des récepteurs hypersensibles. Les paranoïaques deviennent ainsi hypersensibles à des situations normales de la vie courante qui les handicapent énormément dans leur existence sociale.

Il ne faut pas en déduire une règle stricte. Chaque individu réagit à sa manière. Face à une situation comme celle prise en exemple précédemment, un individu pourra devenir agressif alors qu'un autre réagira par le repli sur lui même ou par la timidité alors qu'un troisième se soumettra. La palette des réactions envisageables est sans fin et dépend de paramètres multiples et complexes.

Chez ces personnes, on peut, sans le savoir, toucher un point sensible qui va déclencher une réaction de fuite, de colère ou une réaction agressive, par le simple fait qu'elle se sent critiquée ou dévalorisée. Lorsque ce genre de réaction se superpose au narcissisme et à la perversion, traités plus loin, la composante peut devenir explosive et impossible à maîtriser.

La situation peut alors devenir très dangereuse: la personne qui se sent (à tort) agressée, va réagir violemment envers celle qu'elle considère être son agresseur. L'agresseur ( qui n'a pas conscience qu'il agresse et qui n'en n'a par ailleurs pas l'intention) peut alors recevoir un message-réaction de défense démesuré par rapport à la situation. Nous verrons plus loin que ces personnes savent d'instinct comment blesser l'autre. La réaction va viser - volontairement en général - un récepteur hypersensible et il se défendra en retour de la même façon.

C'est le début de l'escalade, c'est ainsi que débutent les malentendus, les disputes, les insultes, les situations qui n'ont aucune autre base que l'hypersensibilité. Ces situations mènent tout droit à des divorces violents mais sans réelles raisons. Celà peut aboutir au meurtre.

Nous réagissons tous à des situations qui nous stressent, à ce que nous percevons comme des injustices. Nos réactions ne sont pas toujours bien ajustées, mais cela ne devient un handicap véritable que dans le cas d'hypersensibilité.

Un exemple:

Samia sort de son appartement. Sur le palier, un voisin qui est le compagnon de sa voisine Jacqueline est occupé avec leur enfant. Elle a toujours eu de bonnes relations (apparentes) avec Jacqueline et a profité de cette amitié (feinte) pour lui demander une attestation pour son divorce. Attestation qui se voulait dévaloriser le mari de Samia. L'ami de Jacqueline, occupé à mettre leur bébé dans la poussette, jette à Samia un regard distrait, puis occupé par son enfant continue l'installation dans la poussette.

Le lendemain, rencontrant Jacqueline, Samia l'agresse verbalement sous prétexte que son ami est un "sale type". Ebahie Jacqueline demande à Samia:

- Je ne comprends pas..... Qu'est-ce qu'il t'a fait ?
- Il m'a regardé d'une façon méchante et vicieuse que j'ai pas aimé, c'est un sale type.....

Comme par hasard, Samia est la femme dont je parle plus loin, qui a été dévalorisée toute sa jeunesse par un père infame. Il lui a suffi du regard d'un homme qui n'a même pas prêté attention à elle pour déclencher une crise de violente aggressivité.

Connaître le fonctionnement de ces phénomènes peut aider à prendre du recul pour à se maîtriser soi même et se protéger. On en arrive un jour à se poser la question: « Mais pourquoi est-ce que je réagis ainsi par la colère ? Ce qu'a dit l'autre ne devrait pas déclencher ma colère... et même si c'est méchant, il vaut mieux réagir par le sourire ou l'indifférence plutôt que d'amorcer la guerre». Celui ou celle qui se remet ainsi en cause aborde le chemin, sinon de la guérison  immédiate, mais du moins d'une meilleure maîtrise de son existence.

Le processus qui conduit au narcissisme:

Tout le monde connaît l'histoire de Narcisse. En voici une version (il en existe plusieurs) tirée de Wikipédia:

"L'histoire est notamment rapportée dans Les Métamorphoses d'Ovide : à sa naissance, le devin Tirésias, à qui l'on demande si l'enfant atteindrait une longue vieillesse, répond : « Il l'atteindra s'il ne se connaît pas. » Il se révèle être, en grandissant, d'une beauté exceptionnelle mais d'un caractère très fier : il repousse la nymphe Écho ainsi que de nombreuses autres prétendantes et prétendants amoureux de lui.

Un jour qu'il s'abreuve à une source, il voit son reflet dans l'eau et en tombe amoureux. Il y reste alors de longs jours à se contempler et à désespérer de ne jamais pouvoir rattraper sa propre image. Il finit par dépérir puis mourir, et est pleuré par ses sœurs les naïades. À l'endroit où l'on retire son corps, on découvre des fleurs blanches : ce sont les fleurs qui aujourd'hui portent le nom de narcisses.

L'histoire de Narcisse est passée dans le langage courant ; en effet, on dit d'une personne qui s'aime à outrance qu'elle est narcissique."

On a écrit beaucoup de choses sur la narcissisme, à commencer par Freud bien sûr. Il n'est pas dans mes capacités de passer tout ceci en revue. Je me contenterai de dire qu'à mes yeux il existe un narcissisme normal, voulu par la nature et nécessaire à la vie: c'est celui qui nous permet d'avoir confiance en nous, de "nous aimer", d'avoir de l'estime pour notre propre personne. Ce narcissisme là est indispensable. C'est l'éducation que nous fournissent nos géniteurs qui nous permet d'acquérir cette confiance en nous. C'est la "dose" normale de narcissisme pour pouvoir affronter les difficultés de l'existence humaine et des relations harmonieuses avec nos semblables.

Le narcissisme qui conduit à la perversion narcissique (dénommée aussi manipulation) est un narcissisme "cabossé" par les évènements d'une jeunesse et d'une éducation déviante. On n'a pas inculqué à l'enfant une dose suffisante d'amour parental et de confiance en lui même. Il peut avoir eu la preuve que ses parents ne le protègent pas, qu'ils ne sont pas dignes de confiance. Ou à l'inverse on lui a inculqué une dose trop forte ou déviante, à l'image de ces parents qui remplacent l'attention qu'ils devraient donner à leurs enfants par de l'argent et utilisent pour se justifier le langage paradoxal: "Tu n'as pas à te plaindre, tu as tout ce que tu veux...". Matériellement c'est plus qu'exact, c'est exagéré. Par contre ce que l'enfant ne peut pas comprendre et que les parents occultent pour se protéger au lieu de protéger l'enfant, c'est que cet enfant, noyé sous les biens matériels survit dans un cruel manque d'amour et de confiance. Mais le langage paradoxal des parents lui interdit d'en prendre conscience. C'est destructeur. Dans la nature, il existe une dose bénéfique pour toute chose. En deçade la limite raisonnable, il y a souffrance par manque. Au delà ce sont ennuis découlant du trop plein.

L'individu adulte insuffisamment "narcissisé" peut devenir effacé et soumis, n'ayant pas son bagage narcissique suffisant. Il est hyponarcissique. Un autre individu pourra devenir hypernacissique pour compenser ce manque douloureux. Ce sont à ces personnes que nous avons à faire dans notre sujet. Ce sont des drogués à l'hypernarcissisme. Dans ce qui suit, je les nommerai tout simplement "narcissiques".

Un dicton Turc qui s'applique fort bien aux narcissiques:

baise la main que tu ne peux pas couper.

http://www.dico-citations.com/baise-la-main-que-tu-ne-peux-couper-abu-shakour/

Et encore une autre façon humoristique de considérer leur comportement : C'est pas tout d'être heureux, encore faut il s'assurer que le voisin est le plus malheureux possible.

Il faut se représenter le narcissique comme une baudruche vide. C'est ainsi qu'il se ressent et ça le fait atrocement souffrir. Les violences qu'il a subies ou le manque de considération ou d'amour dont il a souffert ne lui ont pas permis de structurer une personnalité normale, il n'est pas responsable de cet état. Il n'est en réalité pas ainsi, mais il ne peut pas avoir conscience de tout ceci et il se sent en état d'infériorité. C'est une situation injuste.

Il se sent donc inférieur à Mr ou Mme Toulemonde, et pour tenter d'arriver au niveau des autres (selon son ressenti personnel amputé), il se pare de qualités imaginaires (qu'il obtient en provoquant les compliments laudateurs de ses admirateurs, ami(e)s souvent provisoires) , se pare illusoirement des qualités et caractéristiques qu'il a copiées ou prises chez les autres et qu'il perçoit ensuite de bonne foi comme sa propriété et comme sa valeur propre.

Si on touche, même inconsciemment, à l'une de ces qualités « ornementales » (car théoriques, puisqu'elles sont copiées, collées, artificielles), il ressent une grande douleur, car il a l'impression qu'on le dépouille, on lui arrache un de « ses » organes, on l'insulte. Personne ne peut supporter qu'on lui arrache un organe. Peu d'entre nous ont la capacité de supporter l'insulte. D'autant que chez le narcissique, outre la douleur de cette extraction sans anesthésie, celà laisse apparaître (à ses yeux)  le vide de la surface de la baudruche, donc de son manque de valeur mais aussi de ses mensonges. Ceci lui est inconsciemment insupportable. Il n'a pas la capacité de se dire: "je suis comme ça, si ça ne plaît pas aux autres c'est pas grave". Il a BESOIN de se sentir, de s'imaginer être meilleur, plus intelligent, au dessus des autres. Comme il ne le peut pas, il va recourir à des artifices.

Le narcissique exacerbé vit dans un mauvais rêve. S'il pouvait accéder à ses douleurs passées, il pourrait comprendre sa douleur et la traiter. Mais il n'a pas la capacité d'accéder à ses douleurs passées parce qu'elles sont trop fortes. Y accéder mettrait en péril son équilibre mental et nerveux très précaire parce que malmené par une pression permanente. Nous allons dans quelques instants le fonctionnement du subconscient inaccessible ou sont stockées toutes nos douleurs anciennes toujours bien vivantes.

Après « l'extraction d'un membre », cela l'amène à ressentir le vide d'une partie de sa fragile carapace. Ces douleurs très vite cumulées l'amènent à une réaction de défense. Nous avons vu que les réactions peuvent être multiples et chaque individu utilise celles qui lui conviennent le mieux. La plus utilisée étant une réaction agressive.

Cette impression (fausse) de vide de sa carapace n'est qu'un substitut, une barrière qui l'empêche d'accéder au « noyau » de sa douleur : le vide (imaginaire) de sa personnalité qui le fait terriblement souffrir. D'autant plus injuste, qu'en réalité il pourrait disposer d'une vraie personnalité, mais il n'y a pas accès. C'est l'histoire des mauvaises connexions dans le cerveau qui se sont faites dans son enfance et sa jeunesse..

Pourquoi ne peut-il pas accéder à ces évènements passés qui le font souffrir afin de pouvoir enfin les éradiquer ? Pour les raisons suivantes:

Lorsque, bébé ou enfant, cette personne a subi des manques terribles pour cet age (manque d'amour, manque de nourriture, manque de confort), des violences physiques ou sexuelles, il n'a pas la possibilité de comprendre et de réagir contre ces évènements qui sont pour lui destructeurs.

Dans un but de protection de survie, un phénomène naturel se met en place. Un phénomène de "chirurgie de guerre". Le cerveau se créée un espace fermé, inaccessible, secret, ou il dissimule à jamais le souvenir de ces évènements catastrophiques et douloureux qui pourraient le rendre fou ou le tuer s'ils réussissaient à s'évader. Dans cet espace viendront se ranger tous les souvenirs des évènements insupportables et catastrophiques, véritables bombes thermo-nucléaires. Une barrière de protection infranchissable est mise en place. Cette barrière est constituée de processus de "défenses". C'est le principe du refoulement. C'est le Fort Knox des misères enfantines. Ce qui y entre ne pourra jamais en ressortir de façon naturelle ou volontaire. Tout ce qui tente de réapparaître à la surface en franchissant la barrière des défenses est refoulé par un phénomène automatique et inconscient de protection. Cet espace est ce qu'on appelle le subconscient.

L'élément destructeur mis en quarantaine dans le subconscient semble ainsi neutralisé. C'est en réalité une illusion car il continue a exercer sur la barrière des défense une pression constante. La seule manifestation extérieure perceptible par la "victime" est un stress, déconnecté de la raison de ses origine. On ne peut plus connaître l'origine de ce stress qui nous détruit.

C'est ce processus qui donne naissance à des empreintes de zones douloureuses immaîtrisables. Un évènement extérieur totalement neutre en apparence (un regard, une parole ) peut atteindre une de ces zones et provoquer la violence de la personne.

Chaque fois que l'on est stressé, on peut être certain que la situation du moment a titillé une des bombes du subconscient qui exerce une pression sur la barrière des défenses. Le système de défense est plus fort que la pression exercée par l'évènement stressant sur la barrière de protection. Mais c'est une énorme dépense d'énergie et c'est le stress qui remonte à la surface, pas l'élément qui l'a généré. Ce stress dont on ne comprend pas l'origine. La pression peut être permanente parce que le réservoir du subconscient contient trop d'éléments. Chacun a déjà vu ces personnes qui, dés qu'elles sont assises remuent sans arrêt les pieds. Ou ces personnes qui parlent compulsivement pour fuir leur réalité. Beaucoup d'entre nous ont des tics: c'est un stress généré par des situation anciennes. On ne peut pas maîtriser un tic si énervant pour l'entourage....et pourtant, si les tics énervent les autres, c'est que le tic va titiller chez eux un récepteur sensible, témoin de leurs douleurs anciennes....... vaste histoire .

Accéder au subconscient est heureusement impossible de façon volontaire. Seules certaines thérapies très techniques le permettent en mettant en place des protections très strictes et une progression qui doit être contrôlée avec grande précision, sous peine de destruction du cerveau.

On peut citer l'exemple de la thérapie primale pratiquée par l'équipe du Dr Arthur JANOV à Los Angeles aux USA. La thérapie primale est pratiquée en équipe de plusieurs thérapeutes qui s'auto surveillent en permanence.

C'est une méthode étonnante et d'une grande sûreté qui permet de remonter jusqu'aux évènements de l'enfance et le fait d'en revivre les douleurs, sous contrôle hyper strict, permet d'évacuer la douleur et d'éliminer le stress.  Attention: il faut mettre en garde le lecteur du fait que JANOV et son équipe, par prudence, ne révèlent pas les points clés de leurs méthodes. Son équipe est la seule à pratiquer cette thérapie en toute sécurité.

Mais même ces thérapeutes hyper efficaces savent qu'ils ne pourront rien faire pour aider certains patients. D'autres patients sont de véritables bombes et toute tentative avec quelque méthode que ce soit aboutirait à une catastrophe.

On peut accéder au subconscient de deux façons: de manière programmée et progressive en suivant une progression extrêmement stricte comme dans le cas de la thérapie primale.

On peut aussi y accéder en cassant la barrière des défenses. C'est ce qui se passe avec certaines drogues. Cela peut aussi se produire avec des thérapeutes qui veulent jouer les apprentis sorciers en imitant les méthodes primales par exemples, ce que l'équipe JANOV appelle les « mocks therapists ». Leurs actes peuvent et ont provoqués des dégâts irréversibles comme la folie, la démence ou même le suicide. JANOV explique qu'on ne peut accéder à cette partie du cerveau qu'avec une méthode et une progression très particulières et définies avec une précision quasi chirurgicale, en prenant des précautions très précises, et en autosurveillance avec d'autres thérapeuthes. Il décrit le schéma général mais ne donne jamais les secrets de la méthode afin de ne pas mettre entre les mains de n'importe qui ce qui pourrait devenir une arme mortelle.

Notre organisme a mis en place ce système de défenses qui empêche , dans des conditions normales, l'accès à ces souvenirs extrêmement dangereux afin de nous protéger. En cas de trop grande pression dans le subconscient, la cocotte minute peut lâcher un peu de vapeur: certains souvenirs peuvent remonter à la surface sous forme rêves, mais toujours de façon symbolique. Cela peut aussi se manifester par divers symptomes quelque fois violents, mais ceci n'est pas le sujet de ce texte. Ce qui est certain, c'est que l'évènement catastrophique lui même ne franchira jamais la barrière. Un assassin justifiera toujours son geste ou éventuellement échouera à l'expliquer, mais la raison véritable de la douleur qui l'a poussé hors des limites restera à jamais enfouie dans le subconscient.   Prendre réellement conscience des évènements qui l'ont ainsi plongé dans la violence pourrait le déséquilibrer beaucoup plus, voire le pousser à la folie, au suicide, etc... Il y a bien d'autres manifestations de la « pression de la cocotte minute » incluant ce que l'on appelle la folie, mais ce n'est pas le sujet traité ici.

Les narcissiques pervers font partie de ces désequilibrés qui ne maîtrisent pas leurs actes, leur vie, leurs pensées. Lorsqu'on tente de ramener le narcissique à la raison ( la notre, qui n'est pas la sienne), de lui démontrer ses actes déviants ou qu'il est à côté de la logique, cela titille un ou plusieurs récepteurs hyper-sensibles et déclenche la remontée des souvenirs catastrophiques enfouis dans le subconscient.  Le processus de protection du contenu du subconscient se met en marche afin que la personne ne puisse pas accéder à ses douleurs enfouies aux tréfonds du subconscient. Les résultantes externes de défense sont le stress, la douleur, la violence.

La personne ressent alors une douleur extrême qui le pousse à se défendre par un refus d'accepter ce qui lui est dit (et que son subconscient refoule puisque ça ferait remonter des souvenirs qui n'ont pas le droit de s'évader). Cette personne peut alors réagir par une extrême violence.

En effet le narcissique ne peut percevoir qu'une chose: il a mal. Comme le refoulement le coupe de l'origine de sa douleur qui est cachée au tréfond du subconscient, il ne perçoit que sa douleur, rien d'autre. Le système de protection, lui envoie un message de remplacement pour justifier sa douleur : « c'est l'autre qui te fait mal, défends toi ». Il n'a plus à sa disposition la lucidité qui lui permettrait de suivre à rebours le chemin qui pourrait le guider dans la direction de la vraie origine de sa douleur. Il se protège donc de "celui qui lui fait mal". L'arme la plus utilisée est l'agressivité et la violence. Mais, on va le voir, cette situation devient en même temps une drogue dont il ne peut plus se passer.

Tous ceux qui vivent ou on vécu avec une personne narcissique connaissent ce phénomène. Les narcissiques se dérobent à la (notre) réalité, à la (notre) vérité, pour se protéger de leur douleur.

Il ont construit un système double. Une partie de ce système est leur vision du monde réel, que, sans le savoir, au travers de leur hypernarcissisme, ils perçoivent déformée. A leurs yeux, ce monde là n'est pas correct. Mais ils font semblant de le supporter car ils n'ont pas le choix. Ils sont en désaccord avec ce monde là, sauf à en prendre ce qui leur permet de nourrir leurs frustrations.

Pour leur confort personnel, ils se sont construit leur « vrai » monde à eux. Ce « vrai » monde est une autre partie d'eux même, qu'ils perçoivent juste et qui est en réalité hyper déformée.

Ils utilisent très adroitement la première partie avec laquelle ils jouent pour nous apprivoiser, provoquer notre confiance, nous attirer dans leurs pièges pour s'approprier de nous ce qu'ils nous envient. C'est très certainement un phénomène inconscient.

On pourrait dire qu'ils survivent dans le monde réel comme dans une vitrine toile d'araignée-attrape-mouche ou attrape-nigaud et qu'ils disposent de leur arrière boutique, créée selon leurs fantasmes narcissiques. Cette arrière boutique est leur refuge, leur monde à eux, construit en dépit de toute règle de réalité, mais bâti sur un modèle qui leur évite de façon salvatrice d'avoir à affronter leurs atroces douleurs. Dans leur esprit, leur réalité se trouve dans l'arrière boutique, et c'est là que se trouve leur vie à eux.

Les américains ont un terme très approprié pour désigner ce phénomène : ils disent que ces personnes sont « split ». La traduction du terme « split » est: « fissure, séparation, rupture, déchirure, scission ». Ces termes décrivent parfaitement la réalité. Il s'agit d'une double personnalité. D'autres parlent de névroses. C'est moins explicite.

Une personne narcissique est ainsi une personne vidée, verrouillée, privée de ce qui aurait du être ses valeurs ses sentiments personnels, par un ou des parents déviants, narcissiques. Ces parents utilisent leurs enfants comme souffre douleurs pour se mettre en valeur. Pour cela, ils les vident de ce qu'ils ont de plus précieux, de plus vital: leur personnalité propre. Le parent aliénant vampirise ses propres enfants en clamant son amour pour eux. Il utilisera au maximum l'aliénation parentale pour dévaloriser l'autre parent aux yeux des enfants. Il veut être supérieur à l'autre parent, peu importe la méthodse utilisée. Peu importe que ce soient les enfants qui soient victimes eux aussi. Il refuse énergiquement de prendre conscience qu'il fait du mal aux enfants, refuse d'admettre qu'il utilise les enfants pour réaliser une vengeance envers l'autre parent, alors que l'autre parent n'a aucune responsabilité dans ses douleurs, que l'autre parent est seulement le substitut, le ou les vrais responsables étant ses parents à lui. Et l'enfant est peu à peu détruit parce qu'un parent s'en sert comme une arme de guerre. Ce proçcessus fait donc des victimes supplémentaires: les enfants et l'autre parent.

Je prend un exemple qui m'a été raconté par la victime elle même: un père vient voir sa fille à l'école. Devant l'instituteur et ses copains de classe, le père la rabaisse, l'accuse d'être une mauvaise fille, de manquer de respect à son père. Les critiques hyper violentes s'enchainent devant toute la classe. Cette enfant est en réalité une fille exemplaire, soumise, pleine d'amour insatisfait pour cet ignoble père. En attente de l'échange de cet amour auquel ce père infâme ne répond pas, elle ne récolte que honte et déception. C'est une terrible injustice contre laquelle un enfant n'est pas capable de se défendre. Il n'est pas besoin d'être psychiatre pour deviner les dégâts que le comportement de cet ignoble père a provoqués.

Évidemment, pour arriver à « vider » un enfant de sa personnalité, il faut que des situations aussi terribles se répètent de façon diverses et variées pendant des années mais c'est ce qui se produit généralement. C'est ce qui s'est produit pour cette petite fille qui est aujourd'hui une perverse narcissique mythomane destructrice. Le résultat est catastrophique.

Ces enfants devenus adultes souffrent d'avoir été vidés de leur substance propre. Ils vont alors procéder de la même façon sur leur entourage en se mettant en valeur au travers des autres, en aspirant littéralement chez les autres ce qu'ils leur envient, ce qu'ils pensent ne pas avoir. C'est pourquoi les narcissiques sont généralement des gens rongés par une jalousie qui dépasse les limites de la compréhension ordinaire. Ils tentent désespérément de s'approprier chez les autres ce qu'ils ressentent comme ne pas avoir et n'arrivent finalement jamais à atteindre leur but. Ce sont d'éternels insatisfaits.

Il savent ce que l'autre veut entendre (sur quel bouton appuyer) afin que cet autre lui renvoie en retour ce qu'il convoite en lui, ce que lui, le narcissique, veut obtenir ou lui prendre pour se donner de la valeur.

Le narcissique a une faible estime de lui même parce qu'il est confronté à son propre vide. Il a une intolérance à la frustration qui résulte de son état. Il souffre d'un besoin insatiable de reconnaissance, qu'on lui dise qu'il est le meilleur, qu'il a raison, qu'il est le plus beau, il faut se soumettre en permanence à ses désirs compulsifs.Il lui faut toujours entasser plus d'éléments flatteurs sur sa baudruche désespérément vide. Si on ne lui donne pas, il se sert lui même sans aucune retenue. Il a besoin de se « saouler » (au figuré) de l'admiration des autres pour oublier son état.

C'est un tonneau des danaïdes, il faudra toujours entretenir le feu des compliments et de l'acquiescement à ses exigences sans fin ni fond, sinon il se rebellera parce que la douleur réapparait immédiatement. C'est pourquoi les narcissiques recherchent toujours de nouveaux amis pour compenser ceux qui partent ou avec qui il se fâche immanquablement. Ils ont souvent une kyrielle incroyable d'amis qui les encensent. L'empereur Néron était un immense narcissique.

Quelques reproches pris au hasard:

- Tu ne m'as jamais dit que j'ai de beaux yeux......
- Tu ne me fais jamais de cadeaux (évidemment faux... mais... que répondre...).
- Je veux une montre en or...
- Je veux que tu me fasses des cadeaux, même si tu dois me les faire avec mon argent......
- Oh, bien sûr, tu me fais des cadeaux parce que je te l'ai demandé....

Le "je veux" est caractéristique: il ne laisse aucune place à l'initiative de l'autre. Sa personnalité est totalement niée, méprisée, ses actes lui sont imposés, il n'a pas droit à l'initiative. Il est remisé au rang d'esclave. On aboutit finalement au discours paradoxal: " tu me fais les cadeaux parce que je te l'ai demandé"..... Cette personne faisait en public des compliments exagérés de son mari. Jusqu'au jour ou elle est entrée dans un processus de critiques et de démolition totale.

Tous les actes sociaux du narcissique visent à s'accaparer la liberté et les biens de l'autre, qu'ils soient matériels ou spirituels. Pour cela il déploie une batterie incroyable d'outils très efficaces pour détourner les règles normales de la société ordinaire. Il n'hésite pas à se poser en victime pour mieux provoquer la pitié qui détourne l'attention et lui permettra de berner les autres.

Ces personne sont généralement dotées d'une personnalités de façade très avenante, très attrayante, on les juge comme des personnes exceptionnellement gentilles, intelligentes, serviables. Elles ont une capacité de relations exceptionnelles, elles semblent brillantes. C'est « la vitrine attrape mouches». Je pense personnellement que celà pourrait être leur vraie personnalité si ces personnes n'avaient pas été détruites.

Mais tout ceci est un miroir aux alouettes destiné à aveugler leurs victimes en leur inspirant confiance , un miroir destiné à piéger, à provoquer le rapprochement avec les autres pour mieux s'emparer de ce qu'ils possèdent, de leurs caractéristiques et de leurs qualités enviées. On peut dire que la victime sert de « réservoir de pièces détachées » au narcissique. Cela leur est d'autant plus facile que la victime elle même se trouve flattée (anesthésiée) par les compliments de leur bourreau.

Nous avons vu que nous sommes tous plus ou moins narcissiques, sans ça, il n'y aurait pas de vie possible dans notre univers en expansion. C'est là que prend naissance l'incroyable adresse de ces personnes hypernarcissiques. Elles savent comment utiliser notre narcissisme pour nous endormir. Ceci passe par tous les moyens à leur disposition: les compliments flatteurs, un comportement rassurant, une histoire de vie exceptionnelle, une profession valorisante, une belle voiture, des relations brillantes, un charisme fou, le sexe, des cadeaux, une prévenance à toute épreuve, la liste est aussi interminable que leur imagination sans borne. Elles nous prennent au piège de notre propre narcissisme. Elles sont d'une adresses diabolique car toutes ces caractéristiques sont feintes et inexistantes. Si on a la bonne idée de contourner la belle et brillante façade, non seulement on s'aperçoit qu'elle est en carton bouilli, mais on ne trouve derrière qu'un champ inculte parsemé de chardons. Nous verrons plus loin ce qui se produit alors.

A l'image du moustique qui inocule une dose appropriée d'insensibilisant avant d'enfoncer son dard pour aspirer le sang, la victime du narcissique n'est pas consciente de ce qui lui arrive. Le narcissique lui a inoculé l'insensibilisant de sa gentillesse feinte et de ses compliments. Il endort sa victime en lui inspirant confiance et en manipulant adroitement le narcissisme de sa victime à son bénéfice personnel......

Pour compenser ce qui lui manque, le narcissique a développé au cours de son enfance et de sa vie, la capacité à endormir la méfiance des autres, il sait attirer spontanément la confiance. Ca a été son seul moyen de survivre à ce qu'il a subi. Comme il n'a rien appris d'autre, il ne peut pas agir autrement. Il faudra très longtemps à la victime pour que l'action de l'anesthésiant cesse et qu'elle commence à réaliser qu'il lui est arrivé quelque chose d'anormal, sans comprendre vraiment quoi, car le narcissique dispose d'une foule de moyens pour réendormir la méfiance de sa victime. Il faut généralement longtemps pour sortir de cette torpeur destructrice. Mais c'est possible, nous le verrons dans un chapitre que je n'ai pas encore écrit.....

Le narcissique se pare donc de la valeur de l'autre qu'il fait sienne. Il est souvent mythomane, nous verrons plus loin ce mécanisme. Ce qu'il s'approprie par ce processus est évidemment une valeur faussée, inexistante, théorique, puisqu'elle n'est pas sienne, mais elle joue le rôle d'un médicament en le rassurant provisoirement sur sa propre valeur. Cela lui permet également de charmer sa victime. Ce n'est pas de la magie, c'est de la manipulation.

Son processus n'est pas toujours raisonné. Le narcissique n'est pas forcémment conscient que ses actes sont déviants (quoi que....) , il pense que ses actes sont normaux. Le narcissique ne se perçoit pas du tout comme un être déviant, il pense réellement être dans le bon chemin, c'est lui qui a raison et l'autre est un malade mental. C'est d'ailleurs le reproche le plus courant que ces personnes adressent à leurs victimes.

Lorsque la victime commence à émerger de son cauchemar et commence peu à peu à reprendre pied dans la la réalité, qu'elle commence à comprendre qu'on lui ment, qu'on la manipule, elle va tenter d'aller plus loin dans sa recherche. Elle va tenter de raisonner le narcissique pour l'aider, elle aura alors à se défendre, à se justifier . Elle vient de mettre le pied sur une mine anti-personnel. Si elle lève le pied, la mine explose. Il est interdit de découvrir les méthodes tortueuses et les mensonges du narcissique.

Découvrir le caractère narcissique d'une personne implique de réaliser que cette personne manipule, ment. Etant passé par cette étape, je sais comment cela se produit: on commence par s'apercevoir des mensonges. Puis on découvre des incohérences incroyables dans ses affirmations, son comportement. Comme je n'avais aucune notion de ce qu'était le narcissisme, je ne savais pas que mon épouse mentait, je suis tombé dans la fosse aux crocodiles. J'aurais dû me taire et préparer ma sortie.

Puis vient l'étape suivante: après avoir réalisé qu'il déraille, on veut aider le narcissique. Sans le savoir, la victime va déclencher chez le narcissique une vague de douleurs. L'aider pourquoi ? Il n'est pas malade ? C'est l'autre qui est malade...... L'autre a déclenché la douleur, le stress. Entre donc en jeu le processus de défenses visant à empêcher de laisser remonter les souvenirs destructeurs, empêcher de toucher à la baudruche. Le système de défenses est là pour cela: les conjoints des narcissiques vont être l'objet d'un acharnement terrible pour faire les faire taire, les empêcher de voir la réalité. Ils vont être manipulés de toute les façons possibles et imaginables pour les soumettre et les rendre aveugles et esclaves. Les narcissiques vont « se protéger » pour qu'on ne touche pas à leur décorum. Si leurs manoeuvres de protection échouent, alors il tenteront de détruire, soumettre, réduire à l'esclavage. Il n'est pas rare que la mort soit souhaitée et donnée. Il faut que celui qui a déclenché la douleur disparaisse ou soit soumis afin de calmer la douleur.

Cela est d'autant plus facile au narcissique qu'il (elle) n'est pas amoureux(se) de l'autre, ses affirmations à ce sujet sont trompeuses. Il (elle) est envieux(se) des caractéristiques morales, physiques, matérielles de son conjoint qu'il perçoit comme lui étant supérieur, il cherche un moyen de s'emparer de ce qu'il envie, de s'accaparer le conjoint, ne lui laissant aucune liberté, il devra le soumettre, le faire plier à ses volontés. Cela devient une bataille à mort. Il essaiera aussi de s'approprier les biens matériels. Pour cela il lui faudra mettre en action ses capacités à la perversion.

Pourtant la victime est dans un certain sens supérieure à l'agresseur. La victime est une personne dotée de qualités de capacités, d'intelligence, de droiture, de respect de l'autre que le narcissique n'a plus. C'est en général un être en bonne santé physique et en tout cas d'une meilleure santé mentale car elle a un meilleur accès à ses sentiments, ce qui est insupportable au narcissique, parce qu'il envie cette caractéristique et qu'il en est jaloux. Il lui faut s'accaparer à tout prix, quitte à détruire. C'est bien pour cela que le narcissique a choisi sa victime, parce qu'il la ressent supérieure à lui.

Le (la) narcissique détectent très vite les conjoints possibles manipulables. Ils ont acquis une adresse diabolique pour ceci. Il leur suffira ensuite de mettre en jeu leurs adresse machiavélique à la séduction pour piéger la victime soigneusement sélectionnée.

Face au narcissique et au pervers, la victime tient sa faiblesse du fait d'une intelligence et d'une sensibilité normale, donc supérieure à son phagociteur. La victime se pose des questions, elle se demande si elle n'est pas responsable de ce qui se produit. Elle se remet en cause. C'est une réaction normale de respect mutuel.

Chez le narcissique, le respect de l'autre n'existe pas. L'autre n'existe que pour satisfaire ses exigences. Il ne se remet jamais en question, c'est sa grande force. Il n'a aucun problème moral, il se sert, il dépouille, il prend ce qu'il désire, il vole, il ment, il manipule, il se dérobe, tout lui appartient. En cas de contestation, le narcissique mettra la victime en position de bourreau en faisant appel à ses aptitudes à la perversion pour neutraliser ou détruire la victime.

La perversion:

Le Larousse donne la définition suivante de la perversion: « Déviation pathologique des tendances, des instincts, se traduisant par des troubles du comportement ».

La définition du terme « pervers » comporte entre autre la phrase suivante: « qui accomplit des actes  immoraux ». La grand spécialiste de la question, Isabelle NAZARE AGA les appelle des "manipulateurs", ce qui est une bonne définition de ces personnalités déviantes.

Ce sont des définitions qui donnent une bonne vision générale de ces termes.

La perversion vient horriblement compléter le terrible processus du narcissisme exacerbé.

Le narcissique ne respecte pas le règles, il a le droit de tricher et de mentir. Il a donc le droit d'être pervers, cela ne lui pose aucun problème de moralité. Les narcissiques ont besoin pour se sentir exister, pour ressentir une estime d'eux mêmes,  de se nourrir de l'autre. Tous les moyens sont bons à utilisder. L'autre n'est finalement pas l'objet de son amour mais un objet qu'il va manipuler, harceler pour obtenir la réalisation de ses fantasmes.  Le narcissique ne s'attaque pas à des proies coriaces, il n'en n'est pas capable.

Mais pourquoi ces personnes a qui nous avons fait du bien nous rendent elles le mal ?

Nous avons vu qu'elles ont besoin de se sentir dominantes. Elles ont ainsi une impression d'équilibre en déchargeant sur un autre la douleur cachée dans le subconscient, qu'elles ne ressentent pas comme la leur et de se débarasser de leurs contradictions internes qu'elles refusent de percevoir.

Au début elles sont prêtes à tout pour obtenir ce qu'elles veulent, y compris à nier et occulter leurs méthodes de vie déviante, leurs désirs, leur amour propre voire même s'abaisser, ramper, supplier, se mettre à genoux. Rappelons nous le dicton vu en début de manuscrit: "baise la main que tu ne peux pas couper". Ceci sous-entend le fait: "rampe... mais dès que tu pourras couper cette, n'aie aucune pitié, coupes la pour dominer et te sentir supérieure, donc bien dans ta peau (illusion passagère...)".

Si la manoeuvre de domination échoue, elles auront une haine inextinguible envers celui qui ne leur a pas donné ce qu'elles enviaient. C'est la meilleure chose qui puisse arriver à la victime envisagée.

Si elles réussissent, elles auront aussi de la haine envers celui qu'elles auraont dépouillé ou volé moralement ou physiquement. En effet, lorsqu'elles ont obtenu l'objet de leur désir, elles ressentent celui qui leur a donné ce qu'elles ne possèdaient pas comme un individu qui leur est supérieur. Peu importe que ce ressenti ne représente pas la réalité qui est seulement le résultat trompeur de leur vécu antérieur. Leur sentiments dédormés les ramène à ressentir douloureusement la supériorité de celui ou ceux qui les ont dominé. Ce ressenti les fait souffrir. Celui qui a donné ou s'est laissé extorquer est bien loin de s'imaginer que son acte généreux ou inconscient provoque une vague de douleur, de ressenti, de violences, de reproche. Son acte a activé un récepteur hyper sensible qui fait souffrir la personne qui lui a volé ou extorqué par la manipulation un morceau de sa personnalité. "Salaud de donneur....".
Le manipulateur (ou manipulatrice)  se retournent donc vers le donateur généreux. Il est  ressenti comme supérieur, ça n'est pas supportable, il faut le soumettre, prendre encore plus à ce salud qui donne ou se laisse prendre, donc le ressentir comme encore plus supérieur..... Commence un cercle infernal qui aboutira au désir de destruction.

D'où la parfaite exactitude du dicton: "Il y a trois sortes d'ingrats : ceux qui oublient le bienfait, ceux qui le font payer, et ceux qui s'en vengent". Les pervers narcissiques se vengent de la générosité.

A la lumière de tout ceci, on comprend que ces personnes ne peuvent pas vivre de leur propre personnalité, elles ont besoin d'un autre dans l'unique but de le soumettre afin de se sentir (illusoirement) supérieures. Et lorsqu'elles s'affichent comme indépendantes, elles créent elles mêmes les conditions de leur propre dépendance d'un autre. Elles ne vivent que de rapines fussent elles morales ou matérielles. Leurs actes et leurs manoeuvres portent en eux mêmes les germes de leur futur échec et de leur propre destruction.

Ces personnes qui sont capables d'acquérir le bonheur ne sont pas capables de le conserver, elles le détruisent elles mêmes et accusent l'autre du fait qu'elles sont incapables de supporter l'idée d'un échec personnel. Pour un individu normal face à un manipulateur,  les dés sont pipés sans qu'il le sache et bien longtemps avant qu'il ne s'en aperçoive. Le manipulateur a plusieurs tours d'avance. 

Mais..... on ne peut éternellement mentir ou manipuler sans attirer l'attention. Fort heureusement, le mensonge permanent est ingérable. Les actes stéréotypés du menteur utilisent toujours les mêmes principes, la même démarche, la même structure, et cela se remarque un jour ou l'autre. Comme la victime est une personne qui a l'esprit plus délié, plus libre, elle peut  contrer son bourreau avec succès et le dépasser. Il faut entreprendre cette démarche en se disant que la vie est une aventure, que l'on est tombé sur une difficulté, qu'il faut la franchir et l'oublier pour continuer à vivre. Dans la vie le manipulateur est un être immobile qui ne changera jamais d'horizon psychique. Il faut à la victime  dépasser son bourreau, le laisser sur place et continuer son aventure de la vie, plus loin, quelque chose nous attend. Quelque chose de plus passionnant que la grisaille et l'horizon rétréci du manipulateur. Quelque chose dont on tirera une énergie psychique et physique, au lieu de nous laisser  dévorer notre énergie par un monstre malade.

Les pervers mélangent les évènements, en font souvent un cocktail qui reprend des éléments réels et y rajoutent des ingrédients externes, afin de brouiller les pistes, berner leurs interlocuteurs, justice incluse. Ils y rajoutent des éléments inventés, savamment dosés. C'est un peu comme si on découpait un tableau de Picasso pour recoller au hasard les morceaux; c'est toujours un Picasso, qui pourrait prouver le contraire ? ce n'est pas un faux.... et pourtant... ce n'est plus "DU" PICASSO ....c'est une tromperie perverse.

Il en ressort une représentation des évènements qui ressemblent très fort aux événement vécus. A la différence près que la situation originale a été démontée et les pièces recomposées différemment. Les affirmations sont totalement biaisées et en dehors de la réalité. C'est un discours décalé, piégeux. C'est un discours paradoxal. La victime pour se défendre est obligée de nier, de démonter ce système pervers. Plus la victime discute, plus le pervers ment, et plus la victime s'enlise. Le manipulateur à entraîné la victime dans un monde parallèle qui a la couleur du monde réel et qui n'est pourtant plus le monde réel mais une illusion, une holographie. On aborde ici le prochain volet qui est la mythomanie.

Pour la victime, se défendre en utilisant la bonne foi et la réalité est impossible car le pervers ce dérobe à ce langage et le déforme. C'est comme si on lui parlait dans une langue étrangère. Ce que raconte le pervers pour se justifier est accusateur, mais ne rentre pas dans notre logique. Il piège sa victime. Il la prend dans une toile d'araignée accusatrice et la victime ne peut plus se défendre car elle dialogue avec SA logique de victime. Sa logique de victime est la carburant du manipulateur. Il va l'utiliser pour mieux déséquilibrer sa victime, pour lui brûler son énergie, la fourvoyer en l'attirant dans son monde fait d'illusions et de manipulations. Pour parfaire le tout, l'accusateur (ou l'accusatrice) utilise une arme redoutable : elle se présente elle même comme victime (victime de sa victime....), elle exerce des pressions: pleurs, menaces de suicide, etc....

Nous sommes ici au coeur du système. C'est à ce stade que l'on peut totalement perdre la maîtrise de la situation et succomber. Il peut en résulter desd atteintes terribles: santé physique, santé psychologique, dépressions, développements de cancers, etc.... Il ne faut pas sous estimer les risques encourus, ils ne sont ni illusoires ni mineurs. Pour les plus forts, quelques années de résistance psychologique peuvent ruiner une vie.

Il faut alors se défendre. Instinctivement, le pervers sait que sa victime va se défendre. C'est pour cela qu'il s'efforce de la pièger dans toutes les déviances que nous venons de voir, il l'aveugle.

Il faut alors changer de méthode.  Pour se défendre, il faut piéger le pervers et inventer un autre système de fonctionnement et de défense. Face à un manipulateur, il y a plusieurs options pour s'extraire de ce processus violent et vicieux. J'aborderai ce thème dans le prochain manuscrit.

Dans le processus de déviance mentale du manipulateur, intervient généralement un autre phénomène dont il faut tenir compte pour comprendre son fonctionnement: le transfert négatif. Ce phénomène se produit souvent dans les couples.

Prenons le cas d'une femme; par exemple celle décrite un peu plus haut qui a subi durant son enfance une démolition complète de sa personnalité par un père totalement indigne. Une terrible agressivité s'est développée envers son père. Ce processus provoque la création de ces récepteurs hypersensibles qui feront de cette personne un corps de souffrance à la moindre occasion.
Son agressivité  envers son père est mixée à un amour paternel douloureusement insatisfait, sentiment toujours présent, toujours douloureux. Certains éléments ont été débarrassés dans le subconscient (violences sexuelles par exemples) mais d'autres sont toujours conscientes (besoin d'amour vrai insatisfait) . Il en résulte une douleur sous-jacente terrible et définitive. Cette femme va choisir un mari qui lui semblera une merveille, pour la bonne raison qu'elle le ressent instinctivement manipulable, ce que n'est pas son père. Elle prendra souvent un mari plus agé. Cet homme a aussi en général à ses yeux des caractéritisques d'intelligence, de charisme, de gentillesse que n'a pas, ou n'a pas eu le père.  Son projet inconscient est de manipuler son mari pour obtenir de lui qu'il ressemble à son père, mais sans les défauts de son père. Elle pourra alors obtenir de son mari l'amour que ne lui a jamais donné son père. Je m'explique: elle veut faire un retour en arrière, véritable régression, pour disposer enfin d'un père idéal. Du vivant du père, celà est déja compliqué. Avec son mari (ou compagnon) c'est un pari impossible. Je n'hésiterai pas à dire qu'il me semble que dans son esprit il peut y avoir un sentiment d'inceste. Or.... cela s'est peut-être produit avec le père....mais sans amour évidemment et dans une violence terrible. Cela laisse en général de graves traces dans le comportement sexuel de la personne, si tant est que l'on soit un tant soit peu observateur: addiction aux films porno, fonctionnement sexuel bizzare, sécheresse vaginale, .... et tellement d'autres....

Du vivant du père, c'est déja compliqué, mais le père étant toujours physiquement présent, il reste plus ou moins responsable et destinataire de la haine et du manque d'amour.

A la mort du père, cet évènement lui donne acès à un processus déviant totalement étonnant, véritable usine à gaz psychique. Le père gravement défaillant n'imposant plus sa présence physique et morale, la victime du père va pouvoir remodeler la réalité défaillante et se "fabriquer" de toutes pièces le souvenir d'un père affectueux qui lui aurait donné tout l'amour dont elle a manqué. C'est bien sûr une opération biaisée, puisque le père n'a jamais délivré cet amour.
Elle se ment à elle même, mais c'est normal, c'est un calmant: le fait de transformer son souvenir et de maquiller le souvenir du vrai père la rassure. Par un phénomène de refoulement, elle se reconstruit ainsi une image idyllique du père parfait qu'elle aurait voulu avoir. Rien ne vient la contredire puisque ce père n'est plus de ce monde. Il est donc absolument parfait, enfin soumis. Le souvenir du père violent est rayé du domaine du conscient, déménagé dans le subconscient. C'est une véritable opération de déviance mentale. Il semble évident que les données psychologiques de cette personne sont complètement faussées, elle a subi un accident majeur qui a tout déformé, elle ne pourra plus jamais fonctionner normalement.

Les résultantes de cette situation la laissent malgré tout devant un problème insoluble: le stress, la douleur, le manque d'amour paternel sont toujours là, impitoyables. C'est en totale contradiction avec le "père reconstruit". Elle se trouve dans une situation de porte à faux terrible et ingérable. Il lui faut se débarrasser, recaser à tout prix cet énorme stress et cette douleur qui n'ont plus de justification logique et apparente pour elle. Il va lui falloir trouver un coupable pour ne pas devenir folle de douleur.
« A qui vais-je m'en prendre maintenant ?  A qui vais-je pouvoir attribuer la responsabilité de ma douleur ? Sur qui vais-je m'en débarasser ? Cette douleur, je n'en suis pas responsable, elle est injuste, il faut que je m'en débarrasse.....".  La situation, déja pas simple, comporte une seconde composante rigide sous-jacente: la personne a toujours eu une vie conflictuelle. Elle ne peut pas conçevoir sa vie sans une relation de ce type, c.a.d. conflictuelle. Elle ne se sentira vivre que dans la contradiction, l'affrontement. S'il n'y a pas ces éléments, elle ne se sent pas exister. Cette seconde composante est donc : "Avec qui vais je continuer de me disputer pour avoir l'impression d'avoir de l'importance dans cette vie  ? Car si je ne me dispute pas pour m'imposer, je me ressens comme inexistente». Le lecteur comprendra bien sûr que tout ceci n'est pas verbalisé, pas ressenti directement, pas maîtrisé, c'est un processus inconscient.

Car les évènements catastrophiques, la douleur causée par le père, tout cela est toujours présent dans le subconscient qui ne ment pas, qui ne laisse rien sortir. Le « cadavre » est toujours dans le placard. Elle a cru reloger l'amour dont elle a manqué, et c'est une illusion. Ensuite, il lui faudra donc reloger quelque part la douleur, l'angoisse, la déception, l'agressivité qu'avait généré ce père infâme. Il faut impérativement délocaliser cette douleur pour s'en débarasser, sinon l'image reconstruite du père ne tient pas la route.

C'est en général le conjoint qui va être chargé de jouer ce rôle. Elle transfère sur son conjoint les douleurs, angoisses, déceptions, agressivités et tout le reste. C'est ainsi que le mari est rendu responsable d'actes dont il n'a souvent même pas connaissance. Des actes et des situations qui lui ont été soigneusement dissimulés et qu'il n'oserait même pas imaginer tellement certaines des situations sont monstrueuses. Second avantage, la victime est a disposition pour jouer ses pièces de théatre des disputes quotidiennes, des chantages de toutes sortes. Les deux plus efficaces des chantages étant le chantage à l'amour de l'autre et le chantage sexuel, et il utilise les deux à profusion. Il tient sa victime à disposition comme d'autres attachent une chèvre à un piquet.

Ainsi le manipulateur pervers, n'est pas pleinement responsable de ses actes. Il n'a d'autre choix que de se refaire un monde à sa mesure, totalement utopique mais qui, d'après son ressenti névrotique, le satisfait pleinement. Coupable, mais pas responsable. Il oublie le sens du premier terme, mais jouera habilement du second. Mais il nous oblige à nous défendre, à lutter, et ça lui convient très bien, c'est ce qu'il (elle) veut, la vie ne lui convient que dans les embrouilles. Il(elle)  piège ainsi son(sa) partenaire, et l'amène dans l'antre du minotaure.

Ce phénomène de transfert est définitif, rien ne pourra l'inverser. On retrouve ici le phénomène du « split » abordé plus haut.

Je désire illustrer ce propos par un témoignage tout à fait étonnant:

Un jour alors que mon épouse me chargeait de tous ses malheurs, m'accablait de reproches immérités (sauf dans son esprit) et que je ne comprenais pas encore ce qui se produisait, elle s'est mise à prononcer agressivement des mots qu'elle assemblait bout à bout en phrases démentielles. Des mots totalement incompréhensibles, incohérents que je ne pouvais pas comprendre car ces mots n'avaient aucune signification, n'étaient pas du français. J'aurais pu comprendre que sous l'effet d'une forte émotion elle parle dans sa langue maternelle. Mais, si je ne la comprend pas, je sais au moins détecter les mots et leur sonorité, car mon épouse a un fort accent surtout pendant ses colères. Ces mots n'étaient pas sa langue d'origine, ils n'étaient d'aucune langue. Je suis resté bouche bée, je ne pouvais pas comprendre ce qu'elle disait et qu'elle débitait à cadence accélérée, tout en gesticulant très agressivement, en criant, en pleurant, en hurlant. Ceci a duré deux à trois minutes. J'ai essayé de l'interrompre pour lui demander de m'expliquer ce que ses phrases signifiaient, elle ne m'entendait pas, elle ne me voyait pas, le débit des sons incompréhensibles qui sortait de sa bouche continuait. J'ai eu l'impression qu'elle était ailleurs, en état de totale démence. Elle l'était certainement, je pense qu'elle a fait une incursion dans le monde de la folie. Elle a terminé en me traitant comme d'habitude de connard et de salaud et s'est éclipsée non sans me gratifier de quelques coups de poings dans les épaules. Je pense que si on lui posait la question aujourd'hui, elle nierait cet épisode dont elle n'a certainement pas conservé le souvenir gênant qui a du être refoulé dans le subconscient inaccessible.

Ce jour là, elle a peut-être fait une régression dans sa petite enfance et a peut-être repris son langage de bébé pour se défendre contre les remugles qui avaient  franchi la barrière de protection du subconscient tellement la pression étaient forte. Cela peut arriver, on peut alors sombrer dans la folie car la douleur n'est ni supportable ni logiquement explicable. Elle était peut-être à la frontière de la folie.

Heureusement, elle a pu se raccrocher à son agressivité envers son mari pour rester malgré tout dans le monde réel et ne pas sombrer définitivement dans la confusion mentale totale. La fuite accidentelle et dévastatrice du subconscient s'est aussitôt refermée . Il est à craindre qu'un jour la barrière ne se casse à nouveau.... ceci n'est pas à souhaiter pour l'intérêt des enfants. On peut comparer ceci à une éruption volcanique dévastatrice.

Le narcissique se pare des avantages des autres. La perversion va l'aider à aller beaucoup plus loin dans la réalisation de ses désirs : après que le narcissisme lui ait permis de se parer des qualités de l'autre, la perversion lui permet de rejeter sur l'autre ses propres défauts, ce qui lui donne la possibilité de se présenter comme un individu sans tâche ni défaut, dont il pense que son raisonnement et son comportement ne comporte aucune faille.

Il est imprudent, dangereux, de discuter sa façon d'envisager le monde car dans son esprit il a raison, il pense qu'il est parfait. L'autre a tort, d'après lui, c'est un menteur détraqué. Le pervers se débarasse ainsi (illusoirement) sur l'autre de ce qu'il déteste en lui-même.

C'est pour cela que la ou les victimes du pervers narcissique se voient accusées d'être des malades mentaux. La boucle est bouclée. A ce moment là, bien sûr le PN raisonne depuis son arrière boutique et non pas depuis la réalité. Dans la réalité, on peut encore le piéger, alors il se retire vite dans son repaire de l'arrière boutique ou il est inatteignable. C'est la caricature de l'autruche qui plonge la tête dans un pot de fleur.

Mais le PN à le talent de savoir attirer sa victime dans son arrière boutique. En général la victime va commettre l'erreur de tenter de se justifier, elle va discuter. Elle est tombée dans le piège et  elle est vaincue d'avance. Il ne faut pas tomber dans le piège de l'autojustification. Le pervers a une habileté diabolique pour désorienter sa victime et lui démontrer que c'est lui, le pervers, qui est  victime et l'autre, la véritable victime, qui est le bourreau. Le pervers inverse la situation, c'est une véritable anguille insaisissable. Il ne faut surtout pas suivre sa logique déviante. C'est une tâche très difficile qui demande en général à la victime une aide psychiatrique pour tenir le coup.

Il sait être obstiné, il sait dire les mots que l'autre veut entendre, donner les caresses pour convaincre. C'est la princesse ou le prince charmant. C'est la belle façade.

C'est dans cette situation de prince charmant (ou princesse) que le pervers commence son travail de sape. Il va mettre en place des rapports paradoxaux, passionnés mais factices. Il n'est pas amoureux mais se croit amoureux et se déclare prêt à tous les sacrifices. En fait il confond aimer une personne et aimer ce qu'il fait avec, y compris sur le plan sexuel. Il remplace l'amour réel du partenaire avec ce qu'il fait avec, y compris sexuellement parlant, d'autant que le plan sexuel est une pôle d'attirance et donc de manipulation absolument magique. Il remplace "amour" par "sexualité". Il en tire une satisfaction de plaisir personnel et pourra utiliser ce levier pour manipuler à loisir. Ce qu'il ne tarde généralement pas à faire.

Cependant, dans les rapports sexuels, il y a des choses qui ne tardent pas à apparaître. Des choses étranges, un malaise, des sensations désagréables, des chachotteries, des mensonges. Encore et toujours des mensonges......

La chose la plus importante à retenir est que le Pervers Narcissique n'a pas conscience d'être déviant. Dans sa logique, qui est déformée par rapport à la réalité, ce sont les autres qui sont déviants. Il n'a aucune capacité pour réaliser son état. On ne s'étonnera donc pas qu'il n'envisage pas de faire des efforts pour changer sa situation.

Les pervers pratiquent  la tromperie, le vol, le mensonge, la trahison. Cependant, ces termes ne sont pas perçus par eux de la même façon. Dans leur vision si particulière du monde, c'est nous qui les trompons puisque nous les contredisons et le vol n'existe que lorsqu'on leur reprend quelque chose qu'ils nous ont dérobé. Lorsqu'ils nous prennent notre argent, un objet, une voiture, un bijou, un immeuble, ce n'est pas du vol, c'est normal, dans leur structure mentale déformée, cela leur appartient, ils sont en accord avec eux même. Ils ne peuvent pas avoir conscience qu'ils accomplissent une tromperie monstrueuse.

Combien de conjoints de pervers se sont-ils vu dépouillés très adroitement de la totalité de leurs biens, même de biens personnels possédés ou acquis avant mariage ? Les pervers sont capables de s'approprier un immeuble, une voiture, le contenu d'un compte bancaire, etc... de telle façon, que même si la justice détecte le système, elle ne pourra pas restituer le bien à son propriétaire, car le manipulateur à pris des précautions qui le mettent à l'abri de toute restitution. Cela peut aller jusqu'à la destruction volontaire de l'objet afin qu'il ne soit pas restitué. Les exemples courent les rues. Le rédacteur de ce texte en possède une amère expérience par le détournement de la plus grosse partie du résultat de la vente d'un immeuble et de bien d'autres choses.

Un témoignage :

Je me rappelle d'une sortie de supermarché ou j'ai pris sur le caddie de commissions la veste d'une de mes filles pour la lui remettre avant de sortir. J'ai trouvé des vêtements cachés sous la veste. Jeans, chemises, pulls. Surpris, j'ai dit à ma femme: « Mais...ça... tu l'as payé ? ». Elle m'a répondu avec aplomb: « Oh, ça c'est rien, c'est que des habits... ». Prise au piège (elle en est consciente) elle se dérobe et réduit l'acte à l'état de détail sans importance. A la limite, je me suis demandé si ce n'était pas moi qui cherchais des ennuis sur des détails. Elle était presque sur le point de me m'accuser de chercher des ennuis. Je suis resté impuissant, sans parole. J'étais pris dans son piège car je ne maîtrisais pas encore la contre manipulation.

Un pervers possède l'étonnante capacité de berner un psychiatre ou un expert psychiatre. Nombreux sont les cas. Je l'ai personnellement vécu deux fois..... Le plus étonnant est que je possède maintenant des preuves écrites par la perverse elle même qu'elle a berné l'expert psychiatre. Je le disais, le menteur se prend les pieds dans ses mensonges, il faut savoir observer !

Les pervers sont évidemment exclusifs jusqu'au ridicule, dans leur esprit tortueux, eux seuls existent et ont des besoins.

Contrariés dans leur démarche, les pervers deviennent de redoutables fauves, des hors la loi sans foi. Pour arriver à leurs fins ils utiliseront tous les moyens à leur disposition: provocations, diffamations, menaces de suicide, fausses plaintes répétitives à l'infini pour coups et blessures, quitte a pratiquer l'automutilation, manipulation des enfants pour leur faire déposer des plaintes pour attouchements sexuels, fausses attestations, fausses signatures, argent dérobé, etc..... Les moyens utilisés sont impossibles à lister de façon exhaustive, tellement ils sont nombreux.

Les pervers narcissiques sont des personnes monstrueuses au sens pur du terme. Transposées au physique on pourrait les comparer à Elephant Man. Il faut s'échapper de leur emprise sans discuter avec elles, car, nous l'avons vu, elles sont dotées de capacités prodigieuses pour nous plonger à leur place dans la culpabilité. Nous ne sommes pas coupables, il faut fuir.

Comment se défendre contre la perversion ? J'ai le projet d'un second manuscrit sur ce sujet. On peut tout de même donner quelques conseils de base. Il ne faut surtout pas affronter le pervers directement. Il ne sert à rien de vouloir lui démontrer ses déviances, de vouloir se venger du mal qu'il fait ou lui rendre la monnaie de sa pièce, car c'est ce qu'il cherche, il ne peut vivre que dans l'affrontement, l'agression. Vouloir le convaincre de ses déviances est comme vouloir faire écouter la Symphonie Fantastique à une sourd.  L'erreur la plus fréquente est de répondre à ses provocations, ses agressions, ses accusations injustes, car c'est ce qu'il ou elle cherche pour relancer sans cesse le conflit qui est sa drogue, son mode de vie et de manipulation, c'est ainsi qu'il amène sa victime sur son terrain. Lorsqu'il a attiré sa victime dans son domaine, il utilise alors le discours paradoxal pour l'occire.

Au sujet du discours pardoxal, Marie-France HIRIGOYEN a écrit: "....quelque chose est dit au niveau verbal et le contraire est exprimé au niveau non verbal. Le discours paradoxal est composé d'un message explicite et d'un sous-entendu, dont l'agresseur nie l'existence. ».

Le pervers a toujours vécu dans le conflit, dans une atmosphère d'agressivité, de manipulation, de tromperie et de mensonges, c'est son mode de vie, c'est son oxygène et sa drogue, il ne peut pas s'en passer définitivement. S'il y a son intérêt, il pourra vivre en "apnée de manipulations" quelques mois, quelques années peut-être avec grand peine, mais un jour la pression sera trop forte et il replongera dans la manipulation. Sa vie est désordre affectif et agressivité. Le conflit le rassure: par ce biais, il se sent vivre, respirer. Sans conflit, sans disputes, sans agressions, il a la sensation d'être ignoré des autres, sans intérêt, donc mort.

Il ne faut pas réagir à ses insultes qui sont des provocations, car le pervers cherche à se faire frapper. Il a besoin de prouver que le conjoint est violent. Si le conjoint n'est pas violent, il sait comment déclencher la violence.

S'il (elle) donne des coups, il faut alors se protéger judiciairement. Même sans trace apparente, il faut aller déposer une plainte, surtout pas une main courante.

On peut mettre le pervers momentanément en échec: il faut tourner le dos et partir faire un tour. Mais ne jamais accepter d'abandonner le domicile conjugal sauf en cas de violences réelles et insupportables. Dans ce cas là, outre la plainte au procureur de la république, il faut déposer une main courante et faire inscrire les raisons du départ du domicile.

Le pervers est un champion de la provocation. Les femmes bousculent, insultent, simulent de véritables crises d'hystérie ponctuées de gestes agressifs désordonnés calculés pour énerver, déséquilibrer, pousser à bout, des simulacres provocateurs de coups , donne des coups dans des endroits du corps ou il n'y aura pas de marque, elles provoquent leur conjoint pour l'amener à frapper. Il ne faut pas répondre. Il faut partir faire un tour et revenir lorsqu'elles sont calmées. Certaines femmes pratiquent l'automutilation afin de pouvoir faire effectuer un constat médical. Les ruses perverses féminines sont vicieuses, multiples, sans fin.

Certains hommes sont certes capables de ce type de manœuvres. Mais la plupart du temps, l'homme a plus tendance à frapper. La violence des manipulations féminine n'est pas plus acceptable que la violence physique masculines. L'une et l'autre sont à proscrire totalement. J'estime que les provocations à la violence devraient être punies du même barème que la violence. Mais bien sûr, reste à prouver... vaste débat.

Il y a donc un piège dans la violence féminine: elle peut pousser à bout un homme non violent et l'amener à frapper. La femme manipulatrice accule dos au mur son compagnon qui se trouve démuni s'il ne connait pas les méthodes de défense contre les manipulateurs. Tout être vivant, animal ou humain, poussé à bout de ses ressources se défend par une riposte physique. Dans le cas de la femme perverse, elle atteint ainsi son but pervers: se faire passer pour victime et se plaindre des violences physiques qu'elle a provoquées de façon réfléchie. Le compagnon perdra ainsi tous ses droits.

Or les statistiques sérieuses montrent que les hommes subissent autant de violences que les femmes, incluant des violences physiques terribles pour certains et que les femmes exercent autant de violences sur les enfants que les hommes. Les statistiques disent aussi que les femmes sont spécialistes des violences morales.

Tout psychologue sait que les violences morales des manipulateurs laissent des traces bien plus destructrices que les violences physiques. On peut se relever des violences physiques. Il est souvent impossible d'effacer les dégats des violences morales.

Il existe des associations dont le but est de protéger les femmes victimes de violences. Les perverses narcissiques profitent largement de ces associations pour les manipuler et se faire aider dans leurs manipulations destructrices. Et, nous l'avons vu, la plupart de ces associations sont sexistes féministes. Donc à classer parmis les perverses narcissiques.

Il existe peu d'association pour défendre les hommes. Au regard du public, l'homme victime de violences féminines n'existe pas. Il n'existe que quelques sites internet traitant de la question de la violence faite aux hommes alors que les sites féministes fourmillent et répandent une littérature d'une violence inconcevable.

Un homme ne doit pas hésiter à déposer une plainte pour coups, même s'il n'y a pas de trace. Il est obligatoire de faire d'abord effectuer une attestation médicale, même si elle constate qu'il n'y a pas de trace. Mais le mèdecin notera règlementairement: "...selon les dires de Monsieur X, madame lui aurait donné des coups dans le dos...." etc.... Au commissariat, il faut refuser la main courante, et exiger un dépôt de plainte. En cas de refus, il faut adresser la plainte par écrit au procureur de la république, en courrier RAR.

Un homme ne doit pas avoir honte d'être frappé, il est victime et doit faire cesser ce genre de violence. Il faut aussi dénoncer les violences morales qui sont plus subtiles mais aussi plus dévastatrices. C'est plus difficile, je parlerai de ceci dans un prochain manuscrit. Même s'il n'y a pas de preuves matérielles, il faut demander à la police de noter. La meilleure méthode pour éviter la main courante souvent imposée par la police est de déposer directement une plainte au procureur par courier RAR.

Dans le couple, le narcissique ne va en général pas partir de lui même, il ne lâchera pas son « réservoir de pièces détachées » aussi facilement. Il harcèle, il s'enkyste pour continuer son travail de sape et de déconstruction. La vengeance est aussi un des buts de sa vie, nous allons le voir.

Dans ce genre de problème, des précautions sont à prendre: une femme prévoit son action calmement (en apparence) longtemps à l'avance, elle va dérober les papiers, cacher ou faire disparaitre les preuves, fabriquer des preuves artificielles, faire établir des témoignages bien à l'avance, etc.. etc.... Ce n'est pas facile à prévoir. Pourtant, si l'on n'est tant soit peu attentif, on peut détecter ce genre de manoeuvres et prendre des précautions.

Les pervers ont l'art de convaincre l'entourage de la famille ou des amis que son conjoint est un détraqué, un malade mental. Si l'entourage familial prend le parti du harceleur, il serait vain de tenter de convaincre l'entourage naïf du ou de la perverse. C'est la marque que le manipulateur à réussi à anesthésier, ils ne vous croiront pas. Plus on insiste et plus le pervers se présentera encore et encore comme victime.

Dans tous les cas de perversion, de manipulation, il faut se résoudre à l'idée que la première mesure à prendre est de prendre de la distance, de s'éloigner afin de ne pas donner la possibilité au manipulateur de continuer son oeuvre de façon directe, Cela permet aussi de ne pas perdre son temps et son énergie. Celui qui est capable de prendre cette décision est un individu supérieur, c'est bien pour cela qu'il a été choisi par le(la) pervers(e). Dans cet acte d'éloignement se trouvera le début de la longue et douloureuse démarche qui conduira à se protéger efficacement du pervers et à reprendre sa liberté individuelle.

Il faut aussi se créer un réseau de personnes qui pourront aider: médecins, psychologue, enseignants des enfants, amis, voisins, etc....

Une autre manoeuvre vicieuse du pervers est d'isoler sa victime, le fâcher avec la société et son entourage. Cela se produit en général systématiquement.

Situation vécue:

La perverse présentant une belle façade à décidé de fâcher son mari avec un couple de maghrébins, amis et voisins. Elle discute avec un des époux et leur raconte que son mari est raciste, qu'il critique les arabes et ne veut plus les voir. « Tu sais, mon mari, il est comme ça, il se fâche avec tout le monde, il n'aime pas les arabes ». Le mari s'apercevant que les amis lui font la tête demande à sa femme le pourquoi de ce comportement. Réponse de la manipulatrice: « Oh, tu sais, ils sont comme ça, il m'a dit que tu es raciste et qu'il n'aime pas ça. Tu sais bien les arabes , c'est comme ça. Je comprends pas ce qu'il fait en France celui là, il aurait mieux fait de rester dans son pays. Et puis de toute façon, il a une femme là bas et une femme ici, tu devrais écrire à la préfecture pour qu'on annule leur mariage ». La perversité à fait son travail.... jusqu'au jour où le mari décroche le téléphone, amorce le dialogue avec l'épouse maghrébine, et découvre la manoeuvre. Réflexion de l'épouse perverse apprenant que son mari à déjoué son manège: « Tu leur a téléphoné ? Tu es vraiment une grande pute... ». Se trouvant piégée, n'ayant plus la possibilité de manipuler, elle devient violente, met son mari en position d'accusé et de mauvais mari. Elle s'arroge ainsi le droit de l'insulter.

Seconde situation:

Un copain de longue date du mari est venu faire une visite à Noël et apporter des cadeaux aux enfants. Lorsque le copain est reparti, la dame dit au mari: « Tu sais l'autre jour dans l'ascenseur, il a essayé de me caresser ».
Dans ce cas la ficelle était trop grosse, ça n'a pas marché. Maintenant, la perverse a un ennemi de plus: le copain.

Troisième cas:

l'épouse parle d'un voisin, vieux et retraité: « C'est un vieux cochon, il m'a fait des propositions, il veut coucher avec moi ».
Le mari a bien réagi, il est allé voir le voisin et lui a expliqué la situation. Le pétard a fait long feu car il fut vite découvert qu'il s'agissait (évidemment) d'une manipulation de l'épouse .

Quatrième cas:

L'épouse: « Tes copain, je veux plus aller chez eux, ils ont de l'argent, ils te prennent pour un clochard, ils sont prétentieux, ils ne veulent plus te voir, j'aime pas ça ». Situation particulièrement intéressante. Les amis en question étaient effectivement bien dans la vie. Par ses manipulations, l'épouse avait réussi à semer le doute et à rompre le lien.

Le mari un jour se décide à décrocher le téléphone et appeler ses anciens amis avec qui le contact a été rompu. Etonnement des amis: « On n'a rien à te reprocher. Passes nous voir ».

Lors de la visite tout s'éclaircit. Le copain dit: « Oui, la dernière fois qu'on s'est tous vus, tu n'as pas fait attention, mais pendant que tu parlais avec ma femme, ta femme m'a posé une question très indiscrète. Je lui ai fait une réponse discrète mais qui voulait dire qu'elle s'occupait de ce qui ne la regardait pas. Je crois que c'est ça qui l'a fâchée. ». Le mari s'est alors rendu compte que son épouse était rongée par une jalousie folle envers leur belle maison. Et elle avait ressenti une forte humiliation lorsqu'il lui avait fait comprendre son indiscrétion. Elle s'est sentie rabaissée, il lui fallait donc rabaisser les autres pour se justifier à ses propres yeux et se sentir mieux. Rongée par ses sentiments de jalousie et de frustration elle avait décidé de fâcher le mari avec ses amis.

C'est ici que l'on retrouve la perversion.

Pour se défendre de ce genre de manoeuvres, il faut faire comme ce mari: il ne faut surtout pas laisser pourrir la situation, joindre les personnes et s'expliquer très franchement. Dans la grande majorité des cas, cela résout le problème et met la supercherie en lumière.

Le silence est l'allié du pervers. La parole, la diffusion de la vérité  sont ses ennemis jurés. Le pervers fera tout pour faire taire sa victime. Plus le pervers fait pression pour imposer le silence, plus il faut ignorer ses pressions et plus il faut diffuser l'information de la vérité.

Lorsqu'il y a des enfants, le problème des manipulations perverses se complique atrocement. Souvent, le bourreau est la mère. Elle réussit à convaincre la justice, à modifier la « religion des juges » (terme consacré) , à « récupérer » par ses manipulations les enfants pour son « usage » personnel afin de se venger du père qui a osé échapper à son emprise. C'est ce qu'on appelle le Syndrome d'Aliénation Parentale (SAP) qui n'est pas vraiment reconnu par la justice. Je ne prévois pas pour l'instant de traiter le sujet du SAP. De nombreux sites traitent de ce sujet.

La mythomanie.

« Mythomanie: tendance plus ou moins pathologique à l'altération de la vérité et à la fabulation » dit le Larousse. Bien plus que toutes les explications savantes et embrouillées des ouvrages de psychologie, cette définition se rapproche très près de ce que nous subissons dans les couples. On comprend que la mythomanie se connecte très bien sur le narcissisme et la perversion qui ont  largement préparé le terrain.

Il ne faut pas confondre mythomanie et mensonge. Dans la vie courante, chacun de nous est amené à un moment ou à un autre, et même à de nombreux moments de son existence, à travestir la vérité. Sans cette possibilité, notre vie pourrait devenir un enfer. C'est ce que l'on nomme couramment le mensonge, mais dans ce cas, le qualificatif est exagéré. A certains stades, ce peut être une défense normale pour nous protéger et nous l'employons tous.

Dans le cas d'un véritable mensonge de gravité importante, nous mentons en toute conscience et savons que si notre mensonge est découvert, nous pouvons perdre un ami, tomber sous le coup de la loi et nous exposer à des réactions diverses et graduées en fonction de la gravité, voire des sanctions plus ou moins importantes.

Mais le mensonge est un processus conscient, nous savons que nous mentons. Un petit mensonge peut faire l'objet d'une plaisanterie, tout le monde en rit. Dans d'autres circonstances, il peut valoir amendes, rappel à l'ordre ou à la loi, prison, etc....  Mais un mensonge reste conscient , nous en sommes responsables, nous le savons et assumons nos responsabilités.

Je parle ici du mensonge chez les personnes adultes. Il faut le différencier de ce que l'on appelle mensonge chez l'enfant chez qui il ne s'agit pas de mensonge mais d'un processus normal qui l'aide à construire la personnalité. Empêcher l'enfant de « mentir » (fantasmer) ce n'est pas lui rendre service, c'est l'empêcher de se construire. Ce qui est curieux, c'est qu'un mythomane pourra reprocher à son enfant de mentir. Car si le mythomane  travestit la vérité et ment à profusion, il n'acceptera pas la réciproque même chez son enfant. Je me rappelle d'un jour ou mon épouse reprochait avec violence à une de nos filles agée de 5 ans de mentir: "Arrêtes de mentir, je n'aime pas les menteurs, c'est pas bien de mentir...". Je n'ai pas pu m'empêcher de lui dire: "Tu pourras reprocher à nos filles de mentir et leur imposer de ne pas mentir le jour ou toi même auras réussi a ne plus mentir... Je ne pense pas que tu constitues le bon exemple de la mère parfaite que tu veux montrer à tout le monde.....".Je laisse le lecteur imaginer le flot d'insultes que j'ai récoltées....

La mythomanie est tout autre chose que le mensonge. Le mythomane confronté à une situation gênante qu'il considère comme dévalorisante ( dévalorisante dans son système, même si elle ne l'est pas dans le système normal), donc confronté à une situation qui va à l'encontre de son système, va inconsciemment construire -inventer- sur le champ et de toutes pièces une autre situation qui va le disculper et/ou le mettre en valeur.

Nous ne sommes plus dans le domaine du mensonge car le mythomane n'est pas conscient du processus, c'est le dysfonctionnement de son cerveau qui produit ce résultat. Résultat qui va contre toute logique. De par mon expérience, je crois qu'il est possible qu'au début le (ou la) mythomane soit conscient du mensonge et se contente d'être manipulateur conscient. Menteur, mais conscient du mensonge. Mais très rapidement la situation inventée va devenir pour lui une réalité et il oubliera qu'il a menti. A vrai dire, je n'ai jamais réussi à éclaircir totalement ce processus. Dans mon cas, je n'ai jamais réussi à savoir si la mère de mes enfants ment en toute conscience, si elle invente de fausses réalités sans en être consciente ou si elle se situe sur une portion intermédiaire de ce processus. Pour le témoin de ce genre de situation, je peux assurer que c'est absolument bluffant de voir une personne inventer avec autant d'assurance des situations absolument fictives.

Pour Mr ou Mme Toulemonde il est tellement plus confortable de ne pas mentir et d'assumer ses responsabilités sur le champ, même si les résultats peuvent en être immédiatement désagréables. Mais au moins, par la suite, on n'est pas étiqueté comme menteur et le problème courant est résolu. De plus, on se met en accord avec sa conscience.

Hélas, chez le mythomane, les violences infantiles subies ont empêché la formation, la structuration normale du cerveau. Il n'a pas le choix dans ses actions car il n'a plus de repères.

Une image simpliste correspondante est celle de l'ornière creusée par le passage intensif des charrettes dans un chemin de terre. Elles creusent deux ornières profondes. Bien qu'il reste une place suffisante de chaque côté de ces ornières, quoi que fasse le conducteur de l'équipage, les roues de la charrette retomberont dans les deux ornières. Il faudra recharger le chemin pour rétablir une situation normale.

Dans le cerveau, le phénomène est bien plus dur. Au fil des situations, des connexions déviantes se sont établies dans le cerveau par l'intermédiaire des synapses. Si l'enfant subit des situations stressantes, violentes, déviantes, le cerveau fabriquera un système de connexions déviantes correspondant aux douleurs subies. Les bonnes connexions ne seront pas crées et ce sont des connexions déviantes qui setont crées. L'enfant n'aura jamais conscience qu'il existe un autre système que le sien. Si l'enfant, devenant adolescent, continue à subir ces actes anormaux, déviants, stressants, le cerveau renforcera son système de connexion barbares. On peut tout à fait comparer ceci à la programmation informatique: si le programmeur a fait une erreur, l'ordinateur reproduira toujours cette erreur. Dans le cas de l'ordinateur ou du chemin défoncé par les ornières, les remèdes sont simples et les erreurs vite réparées.

Dans le cas humain du cerveau défaillant, c'est dramatique. Certes, certaines thérapies peuvent arriver à corriger ou amoindrir certains dégâts. Mais cela reste tout de même très aléatoire. Dans d'autres cas, cela est absolument impossible.

D'autant que, généralement , la personne atteinte, refuse de reconnaître son état puisqu'elle se perçoit comme normale. La mythomanie est donc le résultat d'une atteinte sévère du cerveau dont la victime n'est ni consciente ni responsable. La mythomanie brouille totalement les cartes dans les rapports sociaux. Il n'est pas possible d'avoir des rapports humains normaux et ordinaires avec un(e) mythomane.

Ces personnes paranoïaques et perverses disposent avec l'ajout de la mythomanie d'un outil qui les met définitivement hors de portée de toute atteinte des actes de défense de leur victime. Elle vont la noyer dans une foule d'arguments déviants, construire des situations inextricables et hors de toute logique. Comme la victime est une personne logique, elle échoue généralement à retrouver le fil logique qui lui permettrait de contrer l'agresseur. Ces personnes sont capables de berner un psychiatre, et cela est très fréquent.

Un autre témoignage qui montre bien comment une mythomane peut "aménager" une situation à son avantage:

Mr à demandé une expertise psychiatrique qui a été acceptée et ordonnée par le tribunal. Mr et Mme sont dans le bureau de l'expert psychiatre. Mr dénonce les mensonges permanents de Mme et raconte:

- avant qu'on se marie, tu me mentais déjà. Tu me disais que tu étais fiancée, en fait tu étais mariée.
- Non, j'étais fiancée.. (mensonge ...)

- non, tu étais mariée, je l'ai su lorsque j'ai lu ta fiche d'état civil il y a quelque jours. De plus tu m'as dit que tu étais vierge. Ca, c'est pas important pour moi. Ce qui est grave, c'est que tu m'as menti. Ca fait deux mensonges avant même que je te sortes d'Algérie.
- Non je ne t'ai pas menti, j'étais vierge. (Mensonge)
- C'est faux, tu m'as joué la comédie. Tu as fait une hyménoplastie . ( http://www.xalimasn.com/spip.php?article1949 )

- C'est pas vrai...(Mensonge)

- Si, et l'opération était ratée, tu avais une grosse cicatrice, l'opération était toute fraîche... A l'époque je ne savais pas. Je t'ai demandé si tu avais été opérée de quelque chose, tu m'as dit que non. Maintenant je sais de quoi tu as été opérée. Ta visite chez le médecin pour soi disant faire établir un certificat de virginité était un autre mensonge. Tu es allée voir si tu pouvais avoir des rapports. Or les rapports ont été de par ta résistance volontaire incomplets pendant un mois, le temps de la guérison de la blessure.  Cela faisait déja trois mensonges avant que je te sortes de la bas.....


Mme empile les mensonges, mais commence à perdre les pédales. Un autre mensonge va bien réparer la situation. S'adressant au psychiatre:

- Vous voyez docteur comme il ment, je l'avais invité à mon mariage, il savait bien que j'étais mariée....vous voyez que je ne mens pas....

(Ici elle fait diversion pour faire oublier ses mensonges et zappe en faisant le relais avec une manoeuvre perverse appuyée d'un mensonge encore plus gros que les précédents, car plus c'est gros plus ça passe et elle tente de mettre le psychiatre de son côté (….vous voyez comme il ment....) en présentant Mr comme le menteur.)

Le mari:

- Comment aurais tu pu m'inviter à ton mariage ? Tu t'es mariée en avril 91, on s'est connus en juillet 91 ? Je ne suis passé dans ton pays la première fois de mon existence qu'en juin 91 .....
- De toute façon tu m'as battue. Le Dr X l'a dit...

(Ne pouvant plus nier ses mensonges, elle s'échappe et porte la conversation sur un autre sujet pour faire oublier celui où elle se trouve en difficulté. La perversion vient au secours de la mythomanie dans un infernal mélange.)

- Le médecin n'a pas dit que je t'ai battue, il s'est contenté de dire qu'il a constaté une brulure au poignet. Or tu t'es automutilée avec une lame de couteau rougie sur le gaz, c'est toi qui me l'as dit le soir quand je suis rentré, la lame était encore noire.... ".
Montrant au psychiatre le poignet gauche alors que l'automutiliation avait eu lieu sur le poignet droit:
- Regardez docteur comme il ment, je n'ai pas de blessure.
- Ah bon, pas de blessure ? Mais alors, c'était quoi le certificat médical dont tu viens de parler ? Le médecin a donc menti ?.....
De plus le médecin n'a pas dit que je t'ai battue. J'ai eu connaissance de l'attestation qu'il a faite. Il a écrit: "D'après les déclarations de Mme, son mari Mr X l'aurait frappée...". Ce n'est donc pas le médecin qui le dit, c'est toi. Tu transformes encore la vérité

Madame perd les pédales, ne sait plus quoi dire....

C'est à ce moment là que l'expert psychiatre à refusé de considérer la situation, a volontairement ignoré les mensonges répétitifs qui sont les premiers indices d'une personnalité manipulatrice, et peut être mythomane.L'expert psychiatre a vite refermé la boite de Pandore. Sur le rapport d'expertise, Mme est blanche comme une oie. Attention aux expertises, elles penchent souvent du côté du plus pervers. Un psychiatre m'a d'ailleurs dit que lui même peut se trouver dans l'incapacité de savoir qui dit la vérité et qui ment.

Le désir de vengeance, la jalousie, .

Le désir de vengeance est une réaction fonctionnelle "normale" et quasi systématique chez les narcissiques pervers. Ce désir apparaît lorsqu'une personne de l'entourage du narcissique débusque sa démarche et ses mensonges. Ce désir s'amplifie lorsque le partenaire lui fait remarquer qu'il ne relate pas la réalité ou manifeste un désaccord avec lui. Ce désir de vengeance apparaît lorsqu'on le contredit et qu'on le met face à ses contradictions (il se sent alors dévalorisé, on a touché souvent sans le savoir un de ses récepteurs hypersensibles, générateur de violente douleur dont il a été question plus haut) ou qu'il est confronté à ce que nous appelons ses mensonges et qui sont de la mythomanie.

J'ai personnellement vécu ce genre de situation. Je ne soupçonnais pas mon épouse de mentir et manipuler, j'étais dans l'ignorance totale de l'existence d'un tel processus. Un jour qu'elle racontait à une de ses nombreuses amies une situation banale de la vie courante, je me suis aperçu qu'elle maquillait la réalité. Lorsque nous nous sommes trouvés seuls, je lui ai fait remarquer , sans aucune arrière pensée, qu'elle s'était "trompée". Elle aurait pu me répondre: "Non, je me rappelle bien, c'était bien ça" ou encore : "Mais non, rappelles toi...ça s'est bien passé comme ça". De toute façon, la situation était tellement banale, qu'elle ne nécessitait pas une dispute. Au lieu de celà, elle a réagi instantannément par une violente colère et s'en est prise à moi par de violentes critiques. J'ai pensé que je pouvais avoir un souvenir défaillant et m'être trompé. J'ai oublié.

Ce genre de situation s'est reproduit. La seconde fois, le souvenir était plus précis et j'étais convaincu que son récit était faussé et qu'elle déformait les faits pour se mettre en vedette. Je n'avais pas tiré les leçons de la première fois !!! Je lui ai fait remarquer son interprétation fantaisiste de la scène qu'elle avait décrite. J'ai été confronté à une nouvelle colère et à un comportement très agressif assorti d'insultes: "Tu es vraiment un pauvre con, t'es une merde...etc...". Mais comme j'aimais ma femme, j'ai oublié. Et je n'avais toujours aucune idée du processus qui avait déclenché cette folie furieuse, bien qu'il ne m'avait pas échappé qu'elle avait une tendance quasi systématique à se mettre en vedette et a exagérer les évènements.

Il y a eu une troisième fois, avec toujours une transformation de la situation a son avantage.  J'avais un souvenir précis de la situation transformée à son avantage pour se mettre en valeur. Lorsque j'ai voulu lui faire remarquer qu'elle avait modifié les faits, elle s'est mise dans une colère d'une violence qui m'a estomaqué. Elle hurlait, trépignait,  m'a insulté avec ses insultes préférés très dévalorisantes, incluant des insultes en arabe dont je connaissais à l'époque la signification violente et dévalorisante, elle a continué en me disant que "c'était la vieillesse qui me faisait ça et que j'étais devenu un vieux fou débile".

Ces trois situations ont eu un effet double: j'ai déclenché son désir de vengeance du fait que j'avais débusqué ses mensonges. J'ai certainement aussi déclenché la jalousie, car j'étais capable de manier la vérité et faire front au mensonge, dans son esprit je lui étais donc supérieur.  Je pense que c'est à partir des ces trois situations qu'elle a commencé à penser au divorce, car elle a subodoré que je devenais impossible à maîtriser et manipuler.

Le second effet est que j'ai pris conscience de ses mensonges et de ses manipulations. Ma démarche à la recherche de la réalité a commencé ce jour là. Ce fut une longue démarche qui m'a amené à acquérir les connaissances que j'essaie aujourd'hui de communiquer à ceux qui souffrent terriblement des même situations, car apprendre des manipulateurs est indispensable si on veut sauvegarder notre indépendance et notre existence.

Très souvent dans une séparation la vengeance passe par une sanction financière de pension alimentaire la plus élevée possible pour nuire au conjoint réchappé de la catastrophe.

Témoignage :

Je ne savais pas à qui j'avais à faire en l'épousant. J'ai commis la maladresse de vouloir discuter, raisonner avec elle. Elle m'accusait de l'avoir frappée, ce qui est faux. Elle m'avait agressé mais j'avais eu la présence d'esprit de ne pas répondre. Cela l'avait mise hors d'elle. Elle m'a dit plusieurs fois:

- Je me vengerai, je me vengerai.... ».
- Elle était obnubilée par cette idée de vengeance qui la rongeait.

Un jour elle m'a dit:

- Si tu ne me demandes par pardon, je divorce.

J'ai tenu bon, je lui ai répondu:

- Te demander pardon ? Mais pour quoi ?
- Pour ce que tu m'as fait....

- Je ne t'ai fait que du bien: je t'ai arrachée de ton bled au risque de me faire couper la gorge au début des années noires, tu me dois ta nationalité française, je t'ai payé ton magasin, tu m'as cambriolé mon compte bancaire, tu m'as ruiné... dis moi, si quelqu'un doit remercier l'autre ou lui demander pardon, qui doit le faire ? Toi ou moi ?

- Tu m'as battue …
- Faux, tu t'es automutilée.


Bien sur, l'accusation de coups était imaginaire, et dans ce cas comme dans la majorité des cas, la violence de son père avait brouillé les cartes, elle avait transféré sur le mari la responsabilité des violences du père. Le mari n'a jamais pu réussir à la faire aller plus loin dans son raisonnement, elle s'y accroche comme à une bouée de sauvetage. C'est d'ailleurs une bouée de sauvetage pour elle car la vérité pourrait la pousser à la confusion mentale, voire au suicide. Aux dernières nouvelles, l'ex-mari a raconté qu'elle a trouvé un concubin sur qui elle a mis la main ainsi que sur la famille de cet homme à qui elle a réussi à faire gober ses histoires. D'après l'ex-mari, il semblerait qu'elle berne le concubin, et lorgnerait peut-être sur l'héritage de la famille. Ca ne serait que la troisième fois puisqu'elle aurait déjà fait ça à son premier mari.

A ce propos il faut remarquer que ce genre de personne, n'aimant pas l'autre mais seulement ce qu'elle peut s'approprier, a de grandes facilités à retrouver la victime suivante puisqu'il n'entre pas de sentiments amoureux réels dans sa démarche. Par contre, le conjoint qui aime vraiment, met du temps à oublier la trahison, la souffrance, le vol de l'argent, des biens et de la personnalité. Pour accéder à la résilience il faut du temps pour accepter, cicatriser, accepter la perte, ranger les souvenirs sur les rayonnages poussiéreux du passé et envisager de redémarrer une nouvelle vie. Bien heureux et courageux ceux qui y parviennent. Nombreux sont ceux qui n'y parviennent pas.

Explication du terme résilience: Boris CYRULNIK, psychiatre, est le père de cette expression.  On s’en sert pour désigner la capacité de se refaire une vie et de s'épanouir en surmontant un choc traumatique grave. Il s'agit d'une qualité personnelle permettant de survivre aux épreuves majeures et d’en sortir grandi malgré l’importante destruction intérieure, en partie irréversible, subie lors de la crise.

La résilience correspond a un deuil. Les cicatrices sont toujours présentes, on a accepté les douleurs et on décide de repartir sur un autre chemin. La vie continue.

La jalousie :

Dans notre problématique de la perversion, il faut aussi tenir compte de la jalousie. Je ne sais si on peut en faire une classe en elle même. La jalousie des narcissiques est en général compulsive et violente. Parce que dans leur structure mentale, les manipulateurs ont seuls le droit d'être et d'avoir l'apparence du meilleur en tout, tellement leurs lacunes affectives sont immenses. Leurs souffrances (niées) les rend jaloux de ce qu'ils n'ont pas ou ne sont pas. A la lumière de ce qu'on sait, on comprend que la liste de leurs objets de jalousie est sans fin.

Leur jalousie est souvent surprenante et les mène à des actes tout aussi surprenants, souvent complètement fous. Ils peuvent se rendre ridicules sans s'en apercevoir.

Un témoin raconte que son épouse était jalouse de lui et lui faisait des reproches parce qu'il s'occupait bien des enfants et que les personnes dans la rue s'étonnaient qu'un père ait ce qu'il est convenu d'appeler "la fibre maternelle". Sa femme lui faisait des reproches: "Tu aimes bien qu'on te fasses des compliments hein ? Tu aimes bien montrer que tu sais t'occuper des enfants ? Tu aimes bien frimer...". Pour cette femme, s'occuper avec amour des enfants était réduit à l'état de façade, à la frime. Réaction "normale", car dans son esprit c'est à ça que ses enfants étaient réduits, elle ne pouvait pas imaginer que l'autre réagisse autrement. Le papa en question ne voyait nullement les choses ainsi, il ne pensait qu'au bien être de ses enfants. Il avait pour ses enfants un véritable amour désintéressé. L'amour désintéressé de ses enfants est pour un parent ordinaire un véritable régal. Ce papa ne savait pas encore que pour une perverse les intérêts des enfants sont bien loin derrière ceux de leur mère qu'ils sont amenés à servir. Les enfants deviennent des faire-valoir: "Vous avez vu comme je suis une bonne mère ? Vous avez vu comme je m'occupe bien d'eux?". Ceci cache le sous-entendu: "Dites moi que je suis quelqu'un de bien, dites moi que je suis au moins égale à vous et si vous le pouvez, dites moi que je suis mieux que vous".

Encore plus surprenant, mais qui corrobore ce que je viens de dire, tous les jours cette mère quémande aux enfants: "Dis moi 'maman je t'aime' ....". Peut-on raisonnablement demander à un enfant de dire une chose qu'il ne dit pas spontanément ? Peut-on le forcer à verbaliser une chose qu'il n'a pas forcémment conceptualisée ? Ceci démontre à la perfection que ces personnes ne pensent qu'à combler leurs manques, se contentent d'une façade, ne respectent rien ni autrui, même pas leurs propres enfants. Mais celà, il ne faut surtout pas leur dire, c'est normal d'après eux, ce sont les autres qui sont des "malades mentaux". Combien de fois ma femme m'a-t-elle traité de malade mental ?

Un individu normal peut désirer un bien possédé par autrui. Cela ne signifie pas qu'il est jaloux, mais seulement qu'il aimerait avoir ce bien à sa disposition.

J'aimerais beaucoup posséder un cheval, ça n'est pas pour autant que je suis jaloux de ceux qui en possèdent un. Bien au contraire, je me dis que s'ils ont pu en avoir un, alors ce n'est peut-être pas hors de ma portée. Alors, je vais admirer leur cheval et je fantasme !!!! C'est déjà un grand plaisir et surtout pas une jalousie.

Or la jalousie aboutit, elle aussi, sur le désir de vengeance. Mais dans mon cas, n 'étant ni narcissique ( enfin …. je crois.....pas totalement !!!)  ni pervers ni jaloux (ouf, j'ai échappé à ces terribles douleurs !!), je sais bien que même si je tuais le cheval de mon voisin sans me faire prendre ( pauvre bête !!! ), ça ne résoudrait en rien mon désir d'en avoir un. Comble de misère, je ne pourrais même plus aller carresser l'encolure de celui de mon voisin et lui apporter le sucre qu'il aime tant. Le PN jaloux est capable d'imaginer un stratagème pour faire disparaître le cheval. C'est une des raisons pour lesquelles certains conjoints peuvent en arriver à souhaiter la mort de leur victime et même à la mettre en scène. Cela peut aboutir au massacre des enfants, du conjoint, au suicide. La presse rapporte hélas trop souvent ce genre de situation atroce. Une personne ordinaire ne peut pas comprendre comment on peut perdre la tête au point de tuer ses propres enfants. Une personne ordinaire au contraire peut aller jusqu'à dire: « Je suis prêt à mourir pour mes enfants si cela était nécessaire ». Un pervers narcissique ne veut pas qu'on lui survive.

Le jaloux compulsif devient malade de jalousie lorsqu'il s'aperçoit qu'une autre personne possède quelque chose de plus que lui ou une chose qu'il convoite depuis longtemps ou qu'il pourrait lui enlever. C'est pour cela qu'il devient fou de rage, lorsqu'ayant demandé et obtenu le divorce, il constate que leur ex a refait sa vie et est heureux. Ca leur est insupportable, même si eux ont entre temps et depuis longtemps refait leur vie pour prouver leur valeur (façade...) car il leur faut toujours prouver.

D'ou vient cette jalousie ? Elle provient du fait que dans le contexte vécu, la moindre différence avec l'autre, ramène le jaloux à son vide intérieur et lui fait ressentir ce vide au centuple. Cette sensation de vide lui dit qu'il ne possède pas encore cette chose, qu'il n'est donc rien s'il ne l'a pas, il en a un « besoin » compulsif pour se sentir à égalité provisoirement en attendant d'avoir plus pour se sentir supérieur. Il fera donc tout ce qu'il pourra pour obtenir l'objet de sa jalousie. Ce terrible phénomène transforme le désir ordinaire du commun des mortels en jalousie inmaîtrisable et dévastatrice. Le jaloux consomme inutilement une énergie phénoménale dans des sentiments déviants.

Les réactions résultantes de toutes ces déciances peuvent osciller entre les achats compulsifs de biens ou d'objets généralement inutiles ou disproportionnés avec la situation sociale ou financière de la personne et le vol. Là encore, le nombre d'act-out est illimité. Et on a vu que cela va plus loin , puisque la perversion s'en mêle. Elles subtilisent  aux autres leurs qualités en les copiant et se parent de ces caractéristiques qu'elles pensent être aptes à les faire briller, les faire remarquer. Dans le même temps, elles rejettent sur les autres leurs propres actes déviants.

Petite anecdote vécue à propos des achats compulsifs:

Mr et Mme se promènent au marché. Mme flashe une chose absolument inutile mais très bling bling. Réflexion innocente de Mr:

- pourquoi tu achètes ça ? Tu sais bien que tu ne t'en serviras jamais ?
- Oh, mais ça fait rien, c'est mignon et c'est pas cher …..........

- Ca va nous embarrasser inutilement.

Mme prise dans ses contradictions se met en colère: (la réflexion innocente a touché un récepteur sensible)

- Oh, je sais toi tu es radin, tu ne veux jamais rien acheter.


Mme refuse de considérer l'hypothèse de l'achat compulsif inutile qui la ramène à ses douleurs. Pour ne pas avoir à envisager cette hypothèse, elle déplace le sujet de la conversation ( manoeuvre perverse ) et accuse Mr d'être radin ( non seulement elle rejette la faute sur Mr mais lui attribue une caractéristique inexistante qui le diminue).

Autre exemple:

« Si on aime on est forcément jaloux, si on n'est pas jaloux on n'aime pas ». Il leur faut bien justifier leurs déviances.
Ce qui signifie: moi je t'aime puisque je suis jalouse, toi tu ne m'aimes pas puisque tu n'es pas jaloux (on met le partenaire en porte à faux pour qu'il ne puisse pas se justifier). Après cette auto-démonstration boîteuse, elle attaque en toute perversité: Ma jalousie prouve que je suis en bonne santé mentale, sous entendu, toi tu es un malade mental puisque tu n'es pas jaloux. Tu vois bien que j'ai raison.

Je vois les choses différemment: si j'aime je fais confiance. S'il y a confiance, il n'y a pas de jalousie, c'est le plus beau cadeau qu'on puisse faire à l'être qu'on aime puisque qu'on lui accorde sa liberté.
S'il y a jalousie, il n'y a pas de confiance. Sans confiance il n'y a pas d'amour. C'est retirer sa liberté au conjoint, c'est un acte grave de négation et de prise de propriété de sa personnalité, un véritable cambriolage. Donc la jalousie est le contraire de l'amour. Et on retombe sur le désir de s'approprier l'autre sans lui demander son avis. Nombre d'entre nous ont vécu avec douleur ces situations ou le conjoint fouille le sac, le portefeuille, le répertoire du portable, etc.....

Mais comment expliquer quelque chose à un pervers qui n'entend pas ce qu'on lui explique ? Il s'accroche à son raisonnement qui le protège: « Si on n'est pas jaloux, on n'aime pas. » . Jamais il ne n'admettra d'envisager de réviser sa position. Il a un besoin compulsif de l'autre (pour s'en repaître), donc il considère qu'il l'aime. Effectivement, il l'aime comme moi j'aime le beefteack !!! Comme l'autre possède des caractéristiques qu'ils considère supérieures aux siennes, ils est jaloux, donc il l'aime.... pour mieux le dévorer. Tortueux, n'est-ce pas ?

La jalousie est une excroissance monstrueuse du manque de confiance en soi. Être jaloux n'a jamais empêché l'infidélité de l'autre, je crois même que ça peut dans certains cas y inciter. Tant qu'on n'a aucune preuve de l'infidélité, pourquoi être jaloux ? Si l'infidélité est constatée, ce n'est plus de la jalousie qu'on éprouve, mais de la douleur. (Tiens, encore une remontée du subconscient.... on n'y échappe pas !!!).

La jalousie est donc un sentiment qui fait perdre tout contact avec la réalité et gaspille de l'énergie. Le plus souvent les jaloux ont des conjoints fidèles. Souvent les jaloux sont infidèles. Les jaloux doutent tellement de la fidélité de leur conjoint qu'ils prennent les devant et trompent préventivement de peur d'être trompés. Ils créent eux même et de toutes pièces les conditions de leur propre échec. Ma femme était d'une jalousie folle, totalement inimaginable. Elle me reprochait de ne pas être jaloux. Pour elle c'était une tare. Je me souviens de scènes ou je lui parlais d'un homme avec qui elle avait échangé des paroles, je lui demandais de quoi ils avaient parlé. Il n'y avait chez moi aucune arrière pensées, je ne pensais pas qu'elle pouvait me tromper. Elle  retournait la situation en mimant la plaisanterie: "Oooohhh mais tu es jaloux...!!!".  C'était pour elle une véritable jouissance de pouvoir enfin penser que je sois jaloux. Cela aboutissait à sa déception car je lui disais que je n'étais pas jaloux. Mais elle ne pouvait accepter cette déception. Elle continuait à faire semblant de se réjouir de ma jalousie. On voit comment l'être humain peut dériver.

Souvent aussi, les pervers sont jaloux de l'existence passée de leur conjoint. Ils s'efforcent alors de leur extorquer des renseignements d'apparence anodine. C'est un très grand danger car ils pourront par la suite utiliser malhonnêtement ces renseignements extorqués et les adapter à leur sauce perverse en les présentant sous un jour défavorable pour calomnier et les affaiblir. La mythomanie est là pour les aider.

Un jour mon épouse est rentrée alors que j'étais en conversation par MSN avec ma fille d'une premier mariage. Lorsqu'elle est rentrée, elle a voulu voir ce nous disions. Je parlais justement d'elle, de ses déviances et de ses mensonges. qui perturbaient ma vie et celle de nos enfants. J'avais besoin de me libérer de ceci. Je n'ai pas eu le temps de fermer MSN avant qu'elle lise quelque mots. Elle s'est mise dans une terrible colère, a saisi l'ordinateur et l'a jeté par terre. "Ouffff a-t-elle dit, ouff.... c'est fini, je vais avoir la paix avec celle ci. Ouffff....". J'ai compris son acte ainsi: elle était jalouse de ma fille qui avait un bon père. Ma fille venait lui voler le père qu'elle tentait de reconstituer dans son mari. Le mari n'avait donc plus le droit d'avoir de contact avec cette "voleuse" de père qu'était ma fille. Elle, l'épouse, avait le droit de s'approprier le père, même par le moyen de violences.

J'ai aussi vécu cette situation, assez semblable dans son contenu à la précédente dans la mesure ou elle refuse à son conjoint le droit à une vie antérieure :

« Avant de me connaître, tu faisais comment ? Tu allais voir les prostituées ? » . Et mon épouse d'insister ignoblement sans répit des jours et des jours, espérant à force de lassitude d'obtenir un réponse « oui ». Peu lui importait que ce soit vrai ou non, elle voulait une réponse « oui ». Pour me l'extraire elle a utilisé toutes les ruses sur l'oreiller: les paroles sucrées, la mise en confiance, choix du bon moment, etc....

« Mais , ton copain et toi, vous vous connaissez bien et depuis longtemps.... et quand vous habitiez à Paris, vous fréquentiez des artistes homos, tu me l'as dit..... alors vous avez couché ensemble ? C'est pas possible autrement. Oh, tu peux bien me le dire quand même, je suis ta femme.... Tu n'allais pas voir les prostituées, il fallait bien que tu te soulages....vous avez bien essayé non ?.....Ca fait comment avec un homme ? ».

On remarque en premier la vulgarité des propos et des idées. J'ai eu une chance, je ne sais pas mentir, le mensonge me révolte. Je n'étais pas capable de dire "oui" pour lui faire plaisir pour obtenir la paix. C'est vrai que j'ai fréquenté à Paris un monde artitistique de très haut niveau, l'un de mes amis était danseur étoile dans un établissement connu dans le monde entier, un ami exquis. J'ai fréquenté des homos qui m'amenaient dans des boîtes homos. Mais je me suis beaucoup amusé avec mes amis homos, ils m'ont toujours respecté et moi je les ai respecté. Je suis très fier de mes fréquentations.

Même si j'avais eu des relations homos, cela n'aurait pas regardé mon épouse, c'était ma vie d'avant, elle l'avait acceptée en m'épousant. J'ai droit à un passé quel qu'il soit. Mais cette notion lui échappe, elle tente de cambrioler mon jardin secret, elle en est jalouse, elle n'a aucun respect de ma personne et de ce qui m'appartient. Quand à entrer dans le sien, il vaut mieux ne pas tenter l'aventure. Elle , s'arroge le droit de me cacher, de mentir. Elle me refuse la réciproque. ….. Ignoble et impensable. Sauf pour elle.

Dans le cas de l'exemple ci-avant, elle mélange tout. Si j'avais été homo, je n'aurais pas eu quatre enfants, elle n'aurait pas pu m'aguicher,  je ne l'aurais pas sortie d'Algérie. Si les réponses avaient été « oui », d'une part celà ne la regardait pas, son insistance dénote un manque de respect total envers son mari. Mais évidemment elle ne pouvait imaginer que son mari dise la vérité, puisqu'elle, elle ment systématiquement.
D'autre part, même si les réponses avait été le "oui" recherché à tout prix, il n'aurait surtout pas fallu que je les lui fournisse , car par la suite, la perverse aurait transformé les faits et s'en serait servie avec délice devant un tribunal: « C'est un déviant sexuel, il allait voir les prostituées pendant notre mariage et un matin je les ai trouvés dans le même lit avec son copain en train de faire l'amour. Mes enfants sont en danger avec ce fou pédophile ». Tous les éléments semblent y être. Sauf qu'ils sont mélangés à de honteux mensonges et dénaturés. La version passée à la moulinette perverse mythomane ne correspond plus à aucune réalité. Dans une situation comme cela, le conjoint tente d'expliquer, de dénoncer. Erreur fatale, la justice commence à avoir des doutes......

Eh oui... c'est vrai, je garde précieusement dans ma bibliothèque la photo dédicacée de mon ami danseur étoile en maquillage de scène. Cette photo la dérangeait dans sa vision tordue des choses. Pour moi c'est le souvenir d'un ami merveilleux, d'une gentillesse et d'une modestie incroyables malgré sa notoriété. J'avais libre passage par l'entrée des artistes, tout le monde me connaissait, je montais le voir dans sa loge. Il n'y avait dans nos bavardages aucune idée homo. C'était le temps des Paul DERVAL et Michel GYARMATHY, Franca DUVAL, Micheline ROINE, Yvonne MENARD. Mon ami a travaillé avec Jean-Louis BARRAULT au Petit Odéon, etc....  Mon ami Roger n'est plus. Je conserve de lui un souvenir très ému. Il y a quelque temps, je suis passé rue Saulnier devant l'entrée des artistes, en compagnie de ma fille aînée. La porte de l'entrée des artistes est toujours verte et au même endroit. J'avais les larmes aux yeux et la gorge serrée. Mais je ne suis pas homo. Si je l'étais, ça ne me gênerait pas de le dire.

Par la suite, mon épouse a déposé contre moi pendant des années des plaintes pour attouchements sur les enfants, des plaintes pour pédophilie et même des accusations d'homosexualité. On est bien là devant une personne totalement déviante qui mélange absolument tout et ne sait plus où elle en est.

Tout ces évènements, aussi douloureux soient ils, ont tout de même un avantage pour qui sait décoder: on peut, avec pas mal de patience et de réflexion, en déduire grosso-modo quel pouvait être le mode de vie de la famille du pervers et de son entourage. Ses comportements sont la répétition de l'imprégnation qu'il (elle) a subi dans son entourage familial et social. Si une femme accuse sans cesse mensongèrement son conjoint ou ex-conjoint de pédophilie, d'agression sexuelle, d'attouchement sur les enfants, il y a de fortes chances pour qu'elle ait subi ce genre de violences ou en ait été témoin. C'est dans ces situations que la personne ordinaire dépasse définitivement le pervers narcissique en arrivant à décoder ce que l'autre s'imagine lui cacher soigneusement. Le mensonge est ingérable dans la durée, il transpire obligatoirement.

Partant de ce principe qui a prouvé son efficacité, il faut avoir le réflexe de mémoriser le plus possible ce qu'ils disent et si nécessaire faire un petite cahier (à cacher soigneusement). On ne peut constamment mentir sans se recouper. Ils se recoupent très fréquemment. C'est d'une utilité incontestable par la suite, car forcémment , suite il y a et cette suite est forcémment désagréable.

Une dernière anecdote que j'ai vécue, absolument époustouflante:

Ma femme me dit: « Je t'aime, je t'aime.... »
Dubitatif et déjà bien échaudé je lui répond: « Mais alors, si tu m'aimes, pourquoi tu me fais autant de mal sans raison ? »
Dans un dernier sursaut, un dernier retour à la réalité elle me répond:
« Je ne sais pas pourquoi, mais dans ces moments là j'ai besoin de te faire du mal, c'est plus fort que moi. Pourquoi on se fait du mal ? Ca sert à quoi ? On n'est rien sur terre... ».

Son père venait de décéder, ça l'avait choquée, cet événement à provoqué un retour flash à la réalité. J'aurais pu croire qu'elle me manipulait. En fait, ce n'était pas le cas étant donné la réalité étonnante de sa réponse. Pendant quelques secondes, ellea cherché quelque chose. Elle n'a certainement pas pu supporter ce qui remontait du subconscient. Ce fut le dernier dialogue, le dernier séjour dans la réalité. Le retour à son état de perversité narcissique a immédiatement suivi et n'a connu aucune interruption depuis.

Les mouvements et associations féministes

J'ai parlé au début de ce manuscrit des mouvements et associations féministes. J'ai cité l'association "ESPACE FEMMES-Genevieve D" qui a fait contre moi un signalement ignoble et mensonger (arguments mesongers niés par le maire de ma commune dans un courrier qu'il m'a adressé) qui a provoqué une catastrophe en déclenchant l'intervention  du Juges Pour Enfants, d'une AEMO (Aide Educative en Milieu Ouvert) . Les AEMO sont effectuées par des éducatrices dépendant de l'Aide Sociale à l'Enfance. Ces éducatrices n'ont aucune connaissance en psychologie et, la plupart du temps, déclenchent une procédure à sens unique, usant s'il le faut de rapports mensongers, pour favoriser la prise de pouvoir de la mère sur les enfants. Je ne parle pas des cas ou la femme et/ou les enfants subissent des violences réelles et qu'il faut protéger. Je parle de majorité de cas ou ces associations manipulent et mentent pour favoriser un seul des conjoints.

Ces associations féministes sexistes sont une catastrophe pour notre société et elles reflètent totalement les affections perverses narcissiques de leurs participantes. Ces associations contribuent largement à discréditer les demandes légitimes des femmes, car beaucoup de personnes ne conservent de la femme que l'image agressive et réductrice que ces associations donnent de leur s personnes.  Il est vrai qu'elles ont besoin de guerroyer encore et toujours. Dans de telles associations, on peut penser qu'elles trouvent une baondant carburant pour leurs délires.

Quand aux femmes qui sont réellement victimes de violences, elles risquent le discrédit, on les écoutera avec beaucoup de méfiance du fait de l'image pitoyable de la femme que sèment ces mouvements. Lorsque j'entend parler d'une femme victime, j'ai une réaction systématique: ne s'agit-il pas encore d'une de ces manipulatrices qui veut envoyer un homme en prison pour se venger des violences de son père ?

Je connais des femmes qui ont honte de l'existence de ce genre de mouvement sexiste qui pourrit notre société. Je connais des femmes qui sont revenues bouleversées de sites féministes qui répandent le pus, le poison et la haine.
Leurs actes et méthodes ne sont guère différents de ceux qu'elles ont utilisés pour détruire leurs familles. Elles ont besoin de se réunir pour se persuader qu'elles sont victimes du monde entier afin de mieux refouler leurs douleurs enfouies. Elles continuent à répandre dans la société le mal et le pus qu'elles ont répandu dans leurs familles. Elles ne tiennent pas compte du besoin des enfants d'aimer leurs deux parents sans avoir à prendre parti pour l'un ou pour l'autre, sans avoir à être privé de l'un ou de l'autre, de pouvoir être aimé de l'un sans être obligé de détester l'autre. Ce sont des femmes en guerre contre des souffrances qu'elles traîneront avec elles jusqu'à leur dernier soupir. Elles utilisent leurs propres enfants comme des armes qu'elles manipulent pour mieux faire le mal. Peu importe ce que souffrent ou souffriront leurs enfants, leur démarche violente vise un but qu'il faut atteindre quel qu'en soit le prix: faire le mal à la gent masculine.

Pour celà, elles sacrifient les enfants qu'elles disent aimer. Si elles n'avaient eu à faire dans leur vie à la violence qu'à l'age adulte, elles n'auraient pas en elles une telle haine aveugle et aucun besoin de la semer  autour d'elles en même temps que le mépris toute une vie durant. Si elles continuent, c'est bien que la haine et la violence sont en elles depuis fort longtemps, puisqu'elles continuent à acter leurs fantasmes de violence et de haine. Nous savons qu'un adulte peut souffrir, mais on ne peut plus modifier la structure de son cerveau une fois devenu adulte. La haine préexiste dans leur cas. Elles peuvent détruire autant d'hommes, autant de familles, autant d'enfants qu'elles voudront, elles seront toujours malades.

Je n'ai pas besoin de vengeance, ma démarche m'a protégé contre ce mal. Mais s'il m'en fallait une, je dirais qu'elle m'est fournie par ce type de personnes elles mêmes contre elles mêmes: le mal est en elles, pas en moi et quoiqu'elles fassent, elles se refusent elles mêmes la guérison et elles finiront leur existence avec ce mal fiché en elles, elles seront esclaves d'elles mêmes et ainsi punies de leur haine jusqu'à leur dernier soupir.

C'est dommage, elles ne sauront jamais comment la vie est belle quand on n'a pas le poison de la haine en soi, quand on s'éloigne sans regret de ceux qui ne méritent pas notre amitié, quand on ne regarde pas le sexe opposé avec la haine mais avec ouverture d'esprit et désir de découvrir. Elles ne sauront jamais le bonheur de la liberté morale tranquille. Elles ne sauront pas une chose primordiale de la vie: quand une grande difficulté ou une grande douleur se présente, combien il est plus simple de l'accepter, de la ressentir, de la souffrir et ensuite de se relever et revenir doucement à la vie plutôt que de garder en soi ce clou du refoulement et de la violence. Je suis en train de me reconstruire tout doucement une vie sociale et intellectuelle de qualité. Quel plaisir malgré mes cicatrices.... Mes cicatrices ? J'en suis fier, j'ai su les surmonter, j'échappe à la violence qui les a créées. Je suis un baroudeur de la vie. L'aventure de la vie. Et .... l'aventure, c'est l'aventure !!!

Je dis un grand merci à ces personnes. Elles ont cru pouvoir me cacher leur personnalité. En fait leur personnalité déviante transpire dans leurs paroles, leurs actes, leurs mimiques, dans leur démarche, sur leurs visages, dans leurs regards, mais elles n'en  n'ont aucune conscience car leur perception est déviée. Quand elles croient maîtriser leur vie, celle ci leur échappe. En observant en elles ce qu'elles ont cru me cacher, j'ai compris leur cheminement, j'ai compris que c'était le plus mauvais chemin. En voulant m'entraîner et me noyer dans leur monde pervers mythomane, elles m'ont donné l'impulsion qui m'a permis de comprendre, de m'améliorer et de me libérer de ces esclavages qu'elles traînent inlassablement comme un poids et qu'elles s'efforcent de transmettre aux autres. Elles sont comme l'accro à la drogue qui voudrait bien contaminer son voisin, elles sont à l'image de l'alcoolique tentant de faire boire son "ami" et de le saoûler. Je ne suis pas un alcoolique de la haine et du mensonge, je ne suis drogué que de l'ouverture d'esprit et de la main tendue sans arrière pensée méfiante ou mauvaise. Je me refuse de nuire à quiconque. C'est une grande joie pour moi. Vous ne me saoulerez pas,  je ne mourrai pas stupide, même si ce doit être demain.

Je suis plus fort que vous, vous n'avez rien compris ni aux autres, ni à vous même. Vous n'avez la maîtrise ni de votre vie ni de votre personnalité. Malgré vos pressions et manipulations, j'ai tout compris en vous  et vous ai échappé. Mais vous, vous n'échapperez ni à vos déviances ni à ma sagacité car vous m'avez permis d'acquérir cette connaissance contre laquelle vous avez tant lutté pour m'empêcher  de l'acquérir. En quelque sorte, vous vous êtes mise dans une position ou vous m'avez servi d'échelle et de cobaye. Bien sûr, vous vous sentiez inférieures et incapables de faire aussi bien que moi, alors la douleur et la haine vous ont envahies. Vous ne disposiez plus que de la destruction de ma personne comme bouée de sauvetage. Vous êtes en échec définitif. Echec et mat.

Merci à vous....


QUE PENSER DE TOUT CECI ?

On peut déjà réaliser à cette description encore incomplète, qu'il est totalement impossible d'avoir avec ces personnes des relations normales et détendues car les dés sont pipés bien avant que l'on s'en aperçoive.

La Perversion à tendance Narcissique ( qu'il me semblerait plus logique de nommer Narcissisme à tendance perverse) couramment appelée Perversion Narcissique, terme commodément abrégé en PN, qu'Isabelle NAZARE AGA nomme manipulation, est donc une affection très grave qui fait des ravages terribles dans les familles et la société.

Le très gros problème est que cette affection n'est pour l'instant pas reconnue comme maladie mentale, mais comme une affection de la relation. A ce titre elle n'est donc pas inscrite au DSM IV qui est le tableau des maladies mentales reconnues comme telles.

Aux USA, certains professionnels œuvrent pour faire inscrire cette affection au DSM IV. En France, il semblerait que certains professionnels amorcent aussi un mouvement en ce sens. Mais beaucoup d'eau passera encore sous les ponts et beaucoup de familles et d'enfants tomberont dans le gouffre et seront broyés ....

On ne peut donc pas utiliser l'argument de maladie ou d'atteinte mentale devant un tribunal en parlant de la Perversion Narcissique, d'autant que nous ne sommes pas psychologue. On peut réunir des éléments prouvant les déviances et les exposer, mais il faut s'abstenir absolument de poser un diagnostique devant un tribunal, car l'adversaire développera des arguments qui brouilleront les cartes et se retourneront contre la victime. Au lieu d'utiliser ces mots, il est préférable de décrire des situations qui ne laisseront guère de doute.

Peut-être parlerai-je de ceci par la suite.

Si vous avez du courage voici un petit document à lire au second degré, c.a.d. au degré humoristique. Un (faux) PN se dénonce !!! Cliquer ICI.



POSTFACE


Un petit mot concernant un sujet abordé dans ce manuscrit: Il y a été question de Primal Thérapie pratiquée aux USA par le Dr Arthur JANOV et son équipe (http://www.primalinstitute.com/)

Le premier et plus important livre que JANOV a écrit est « Le Cri Primal » qui eut un succès mondial. Cet ouvrage est déjà ancien. On le trouve maintenant en collection de poche, mais ce qu'il expose est toujours d'actualité à quelques détails près.

C'est un ouvrage à destination grand public, tout le monde peut le comprendre. Mais …. ce que l'on y découvre est époustouflant. On se retrouve à toutes les pages et on est obligé de se remettre en cause à toutes les pages et ça peut être très dur. Pour certaines personnes cela peut-être très pénible et même insupportable. Beaucoup abandonnent la lecture, ne pouvant accepter ce qu'elles découvrent. (Rappelez vous le mécanisme du refoulement). Si vous allez jusqu'au bout, vous découvrirez un autre monde insoupçonné et passionnant. A chacun le choix de sa route ….... Cependant, cet ouvrage est orienté sous l'angle de la thérapie, ce qui n'est pas ici notre sujet.

Note de dernière minute à l'attention du lecteur:

Ma réflexion au sujet de la perversion a commencé il y a une douzaine d'années alors que, étant délégué du personnel, je subissais un harcèlement violent dans le cadre professionnel. A cette époque ces violences n'étaient pas encore reconnues, bien que le sujet soit dans l'air.

Le premier ouvrage traitant du sujet à été un ouvrage du psychologue suédois Heinz LEYMAN en 1993 dans son livre « MOBBING » que j'avais acheté à Genève. En Suisse, cela était déjà reconnu et sanctionné. Plus que des explications, je conseille de consulter cette page de wikipédia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Harc%C3%A8lement

Presque aussitôt est arrivé l'excellent ouvrage de Marie-France HIRIGOYEN, toujours d'actualité : « Le harcèlement moral ». Cet ouvrage a été  une bombe dans le domaine du harcèlement et de la perversion. Cependant il se consacrait uniquement au domaine professionnel. Il n'y a qu'un très bref paragraphe de « Conseils pratiques dans le couple et la famille ».

Cet ouvrage se limite au harcèlement et à la perversion. Ce que nous subissons comme violences dans le cadre du mariage et du divorce mérite des explications qui ne se limitent pas à ces deux sujets.

Dans l'état actuel des choses, les violences morales sont très difficiles à faire admettre dans le cadre familial. Pire, les faits et les décisions de justice montrent que le conjoint qui dénonce ces actes est très souvent diabolisé, se voit coller l'étiquette de manipulateur. Le conjoint qui dénonce ces violences pour protéger ses enfants se voit accusé d'être dans le conflit, ce qui profite en général au manipulateur. Dans ce cadre, la justice marche sur la tête. Il faut agir pour faire changer ce regrettable état de fait, car nos enfants souffrent.

Si vous pensez que certains points devraient être ajoutés, modifiés, vos remarques m'intéressent, vos manuscrits aussi.


Je pense qu'il serait aussi possible de continuer  sur le sujet des dégats causés dans les familles par la perversion narcissique: dégats sur les enfants, sur le conjoint essentiellement. Car ces dégats peuvent être considérables et détruire des vies entières.

J'aborderai aussi le sujet de la défense, comment se protéger.

A ces catastrophes viennent souvent s'ajouter l'intrusion des ASE (Aides Sociales à l'Enfance), véritable fléau de notre société, grands destructeurs de familles et d'enfants. Il existe des possibilités pour se protéger de ces organismes qui profitent souvent des conjoints pervers pour s'introduire dans les familles et y semer le désordre en favorisant souvent le parent pervers. Encore faut-il connaitre ces possibilités issues d'une législation existante et très précise (et très efficace) et s'en servir au bon moment. Avant, c'est pas l'heure, après, la justice ne se contredira pas. Sur ce sujet, c'est motus et bouche cousue. Patience.....

Rendez vous vers la fin 2010 pour la suite.